Le blog du chanteur Steelcox

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Steelcox – Liens d’écoute sur Spotify


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Les liens d’écoute de Steelcox sur Spotify

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EP « Shooting » :

 

 

EP « Mon côté Rock n’ Roll » :

 

 

Album « Vintage » :

 

 

Single « Pas loser » :

 

 

Album « Voleur de femmes » :

 

Site officiel : www.steelcox.com


Steelcox – Nouvel EP 4 Titres « Femme comme les surfeurs »


Steelcox – Nouvel EP 4 Titres « Femme comme les surfeurs » Une production Coxymusique

Disponible sur le site officiel :  www.steelcox.com/boutique

Steelcox est un chanteur français, auteur et compositeur de nombreuses chansons mélodiques dans les styles Country-Rock, Pop-Rock, Soul et Blues …

 

jaquette-recto-steelcox-femme-comme-les-surfeurs_1000x1000pxlL’EP 4 Titres « Femme comme les surfeurs » réunit 4 chansons avec une forte inspiration soul music. Les orchestrations écrites par Steelcox sont enrichies de plusieurs instruments avec la présence de cuivres dans les 4 titres.

Cet EP 4 Titres « Femme comme les surfeurs » nous présente les chansons suivantes :

« Femme comme les surfeurs » un morceau binaire inspiré de soul music qui décrit l’histoire d’une jeune femme française qui rêve de changer de vie et décide de partir pour la Californie où, tel un surfeur, elle cherchera la vague porteuse, l’homme de sa vie qui saura l’aimer et l’épauler.

« Hudson River » est une chanson au rythme ternaire. Steelcox étant également acteur, il a été particulièrement touché par le sujet de ce titre. Il s’agit là de la vie d’un jeune acteur vivant à New York avec sa copine. Le personnage de la chanson va ainsi tenter sa chance de casting en casting en espérant décrocher un jour le rôle de sa vie qui fera de lui … un réel acteur.

« Joueur de Baseball » est un morceau ternaire également agrémenté de cuivres. Nos passions, qu’elles soient dirigées vers le sport, vers un art ou une autre activité, ont selon Steelcox le pouvoir de nous éloigner de certains travers en nous focalisant sur le désir d’atteindre ce fameux but qui nous dépasse.

« Les souvenirs qu’on laisse » termine cette EP dans une ambiance plus calme. Pour le thème de cette chanson tout est dit dans le titre. « Qu’est-ce qui fait qu’on nous parle Parfois qu’on nous sourit ? Qu’est ce qui fait qu’on nous charme Ou bien qu’on nous oublie ? Qu’est-ce qui fait mauvaise presse Ou passer pour un saint ? Les souvenirs qu’on laisse Un jour dans le cœur des humains … »

Site officiel : www.steelcox.com


Steelcox chez Reverbnation


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Steelcox, a French singer and songwriter from Paris …

Contact voir :
Site officiel : www.steelcox.com

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STEELCOX, UN CHANTEUR SUR LE NET QUI PREPARE SON NOUVEL ALBUM « BACKSTAGE »


Un chanteur, auteur-compositeur d’histoires mélodiques et son actualité de la musique au cinéma.

Steelcox-Coxy1Steelcox, est un chanteur français, auteur et compositeur de ses chansons mélodiques.
Son nom lui vient de ses amis qui connaissent son goût pour la Steel-Guitar, cette guitare horizontale caractéristique de la musique country qui colorait ses premiers enregistrements en studio.

Son parcours démarre par la scène en proche banlieue parisienne avec son premier groupe dont il est le chanteur pendant 6 ans. Un chanteur c’est par la scène qu’il se fabrique. Au début des années 80, il écrit ses premières chansons aussitôt remarquées et diffusées par Michel Denisot puis Joëlle Goron sur RMC.
Il est ensuite finaliste à des concours nationaux. Il chante dans les cabarets parisiens, les théâtres, les centres culturels et poursuit l’écriture de ses textes et de ses musiques. Ses nouvelles chansons sont jouées sur de grandes radios et la Bande FM … En 2001, il participe à la venue de BB King au Palais des Congrès de Paris à l’occasion du Festival International de la guitare.

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Ses influences proviennent de la musique Pop-Rock, du Blues, de la Soul et de la Country mais il souhaite écrire des chansons en français qui restent, en évitant le prêt à jeter.
Aujourd’hui, son catalogue compte environ 200 titres et sa discographie 2 albums et 2 EPs. Ses textes évoquent l’aventure, les sentiments, le rêve et des sujets de société qu’il traite avec humour.

Son univers s’inscrit dans l’héritage des grands chanteurs de rock français. Sa création va de la feuille blanche à la proposition de ses chansons au public via les plateformes de téléchargement sur le net en passant par des diffusions en radios dans le monde entier.

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Steelcox procède actuellement à l’écriture, à l’enregistrement et au mixage des titres de son nouvel album « Backstage » en cours de réalisation.
Steelcox apparaît également au cinéma et notamment dans le téléfilm France 2 « La Loi » de Christian Faure ainsi que dans le film « Saint-Laurent » de Bertrand Bonello au côté d’Helmut Berger.

Contact : Debbie ou Sébastien
Label Coxymusique
Tél. : 06 65 01 92 09
Site officiel : www.steelcox.com
Twitter : @steelcox
Photos : www.steelcox.com/photos

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Steelcox un nouveau single qui se nomme  » Shooting » !


Un nouveau single de 2 chansons signées Steelcox qui se nomme « Shooting » !

Après le single « Mon côté Rock n’ Roll » paru en août 2013 voici encore de la nouveauté chez Steelcox !

Et pourquoi « Shooting » ?

Steelcox : C’est un single de 2 chansons qui ont toutes les deux un point commun si on aime les jeux de mots ! L’idée de réunir ces deux titres sur un même single m’a amusé. C’est d’un côté « le shooting photo » dans l’univers de la mode et puis de l’autre côté « le shoot », celui pour lequel il a été ouvert récemment ces fameuses salles de shoot prévues à cet effet !

Quels sont les titres des chansons ?

Steelcox : La première piste est « Sur les traces de Kate Moss ». C’est une chanson sympa qui a pour thème la vie d’une jeune femme qui se bat pour exercer le métier de mannequin dans cet univers de la mode. Elle suit l’exemple d’un top-modèle bien connu et mène sa barque en freelance dans ce domaine pas facile où il faut tout gérer par soi-même et savoir se battre pour exister.

Peut-on avoir une idée plus précise de l’histoire ?

Steelcox : Oui bien sûr. Dans la chanson il s’agit d’une rencontre fortuite à Londres. Cette jeune femme se trouvait sur un trottoir londonien, une valise à la main, elle sortait d’un grand magasin de mode. Visiblement, pour ne pas arriver en retard, elle cherchait un taxi ou un chauffeur sympa qui accepterait de l’accompagner jusqu’au studio photos qui l’attendait pour une séance de shooting. Comme on n’est pas insensible et que l’on ne refuse pas de rendre service à une jolie femme ! C’est comme ça qu’est née la chanson …

Et quel est l’autre titre du single ?

Steelcox : Le second titre est « Pas de shoot ! ». N’oublions pas le point d’exclamation qui a son importance !
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Quel est le thème de « Pas de shoot ! » même si ça peut sembler évident ?

Steelcox : Depuis très jeune, j’ai toujours eu une vie très occupée par ma passion pour la musique même si ça n’a pas toujours été facile. J’ai admiré des artistes superbes qui furent pour moi des modèles pour avancer vers le métier que j’ai choisi. J’avais un but dans la vie et c’est le plus important. En ce qui me concerne, j’ai très vite compris qu’il était essentiel de suivre son rêve. Comme tout le monde on connaît des déceptions amoureuses qui font tanguer le bateau mais bon on s’en remet ! Il faut bien ! Parallèlement à ça, même si je suis un imaginatif, ce qui est indispensable pour la création, j’ai toujours gardé une certaine relativité et les pieds bien ancrés sur terre. Comme disait le Papa de Coluche : « L’important c’est que les pieds touchent bien par terre » ! (Rires) ! C’est complètement ça ! Et puis il y a la santé, ce bien le plus précieux dont on a besoin et que l’on tient à préserver dans le but de pouvoir aller jusqu’au bout de ses rêves.

C’est votre façon de dissuader les gens d’avoir recours à la drogue ?

Steelcox : Oui, peut-être, on pourrait dire ça ! Mais moi je ne juge personne, je connais la vie. Je ne suis pas un donneur de leçons loin de là. Les gens font ce qu’ils veulent et surtout comme ils peuvent. La vie n’est pas facile et de moins en moins. Mon métier est d’essayer d’apporter un peu de distraction au public. C’est à la fois une passion et une discipline exigeante sans droit à l’erreur. Et si j’ai la chance de faire oublier les soucis pendant un moment, pour moi c’est gagné ! Dans cette chanson qui rejoint une certaine actualité j’ai simplement voulu dire comment et pourquoi personnellement je n’avais jamais eu besoin de ces paradis artificiels. J’ai trouvé mon paradis qui est bien exigeant et très réel celui-là, c’est celui de la Musique !

 

Il paraît qu’en plus d’écrire les textes et les musiques, vous avez procédé vous-même au mixage des titres ?

Steelcox : Oui c’est vrai ! C’est surtout par curiosité et par envie d’aller au fond des choses.
Cet aspect je l’avais laissé jusque là aux ingé-son des studios professionnels avec lesquels je travaillais et ça restait magique et assez mystérieux pour moi.
J’ai donc voulu percer le mystère. Je me suis inscrit à des stages de mixage et de mastering et ai appris des tonnes de choses intéressantes que j’ai voulu mettre à profit. Maintenant les choses sont plus claires pour moi dans ce domaine. C’est donc une grande première !

On pourra donc trouver votre single « Shooting » dans le circuit habituel ?

Steelcox : Oui, il sera très bientôt sur les principales plateformes de téléchargement et en écoute sur Deezer et Spotify. C’est en cours !

Alors Steelcox, bonne chance à « Shooting » !

Steelcox : Merci c’est sympa !

Propos recueillis par Chantal Kastler
Pour Coxymusique

Contact : coxymusique@gmail.com

Site officiel : www.steelcox.com
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Steelcox présente son nouveau titre « Mon côté Rock n’ Roll »


 Steelcox présente son nouveau titre « Mon côté Rock n’ Roll »
disponible en écoute sur Deezer

La création artistique serait-elle à l’origine de solutions économiques ?

 

La sortie est imminente donc ! Où pourra-t-on se procurer ce nouveau titre ?

Steelcox : Cette nouvelle chanson, écrite en collaboration avec le compositeur Frédéric Bertrand, sera disponible très prochainement sur les principaux sites de téléchargement. C’est en cours de distribution.

Cette nouvelle chanson n’est-elle pas un bel hommage rendu à Elvis Presley et à la création artistique ?

Steelcox : Et oui, chacun l’aura deviné, j’ai voulu par le texte de cette chanson rendre un modeste hommage, très largement mérité, à l’une de mes plus grandes idoles, Elvis Presley. C’est bien sûr « mon côté Rock n’ Roll » qui m’a poussé à le faire, c’est évident ! (rires). La musique de cette chanson n’est pas du pur Rock n’ Roll parce que j’ai tenu à faire différemment ! Et derrière tout ça, j’ai voulu également rendre un hommage à la création artistique qui fut à l’origine d’une économie autour de la musique, surtout à cette époque.

Et pour quelles raisons ?

Steelcox : Cela non seulement pour la carrière internationale qu’on lui connait, mais surtout pour les qualités humaines de la personne, de l’artiste et pour cette voix inoubliable qui a marqué mon enfance.
Elvis est le chanteur « tout-en-un » selon moi et quand on l’observe professionnellement il est une richesse d’enseignements.

Son activité artistique, parallèlement à celle de nombreux autres artistes, a été à l’origine d’une économie pour le cinéma et pour toute la filière musicale, à son époque et même encore aujourd’hui.
Que savez-vous de lui que l’on n’ait pas déjà lu dans la presse ?

Steelcox : Evidemment, Elvis appartenait à la génération qui précédait la mienne. De plus, parce qu’il était une méga star américaine et mondiale, je n’ai pas eu la chance de le rencontrer ! C’est de sa faute ! (rires)
Par contre, j’ai eu la chance que l’on m’ait fait rencontrer à Paris une femme américaine qui avait été proche d’Elvis. A l’époque, elles étaient deux copines qui faisaient partie du groupe de fans qui suivaient le plus souvent possible Elvis dans ses tournées. Elles étaient souvent invitées chez lui à Graceland avec la bande de copains qui entourait le King.
Elle a eu la gentillesse de répondre à mes nombreuses questions et m’a parlé d’Elvis comme d’un garçon adorable qui savait être généreux avec ceux qui étaient en difficulté autour de lui ainsi qu’avec certains de ses compositeurs. Elle m’a rapporté ce qu’il disait souvent : « … j’ai connu la grande pauvreté et la grande richesse, c’est pourquoi je comprends très bien toutes les situations de la vie ». Elle me disait qu’à la fin de ses concerts, lorsque le spectacle était terminé et que les musiciens étaient partis, Elvis se mettait au piano et chantait en acoustique pour les fans qui étaient restés dans la salle et le rejoignaient sur scène. Selon elle, lorsqu’Elvis apprit un jour que les deux copines n’avaient pu rejoindre la tournée, il aurait envoyé son jet privé appelé « Lisa Marie » du nom de sa fille,  pour aller les chercher ! Fantasme ou réalité, je l’ignore. Mais un tel comportement ne semble pas très éloigné du personnage. De plus, n’oublions pas que nous sommes ici dans une autre dimension !

ElvisEt la voix d’Elvis ?

Steelcox : Ah oui, Elvis avait un timbre de voix immédiatement reconnaissable, très agréable, une voix juste, profonde et pleine d’émotion. Elvis était un Blanc qui savait chanter comme un Noir ! J’aime souvent revoir en DVD, entre autres, le concert d’Hawaii de janvier 1973. Il y a 40 ans déjà ! Ce fut le premier concert retransmis mondialement par satellite. Elvis était au top de sa forme !

Ses influences sont multiples : Gospel, Spiritual, Country, Blues, Rhythm and Blues, Hillbilly mais aussi des styles aussi variés que le Bel Canto ou la chanson populaire. C’est dans ce creuset qu’il va créer son propre style unique qui va enflammer toute la planète.

Même si ses parents n’étaient pas très croyants, dès l’âge de deux ans Elvis était déjà imprégné de musique gospel. Il fit son éducation musicale dès 4 ou 5 ans en allant tous les dimanches avec ses parents à la « First Assembly of God Church » de Tupelo. C’était une communauté à l’origine de baptistes blancs au milieu de Noirs. Les chœurs, teintés de gospel et de spirituals, y étaient chantés avec beaucoup de ferveur. Mais lorsque son père rentrait le soir avec son camion, Elvis s’asseyait à la place du conducteur pour écouter pendant des heures la radio. Des stations « blanches » émettaient de la musique Country et Western et des stations « noires » tentaient de promouvoir les musiciens noirs. Elvis qui n’avait pas de préjugés raciaux assimila toute cette musique et c’est peut-être par attrait de l’interdit que lui vint cette prédilection pour le Blues et le Rhythm and Blues, alors méprisés des Blancs et traités de « race music ». C’est à son 11ème anniversaire que ses parents alors très pauvres lui ont offert une guitare à la place du vélo tant désiré. Ses parents lui ont appris quelques accords et Elvis s’est exercé à jouer et à chanter les chansons qu’il entendait à la radio …

Elvis était issu d’un contexte social particulier ?

Steelcox : Oui, Elvis est né le 8 janvier 1935 à Tupelo dans le Mississipi. Il est issu d’un milieu très pauvre, proche de la culture noire, qu’il n’a jamais renié. Il est toujours resté honnête malgré les difficultés financières de sa famille. Elvis était un garçon plutôt solitaire qui était très proche de sa mère qu’il aimait beaucoup. Il avait un frère jumeau Jesse Garon Presley hélas décédé à la naissance. Elvis était très timide et c’est quand il s’est aperçu qu’on aimait l’entendre chanter en s’accompagnant à la guitare qu’il a pris confiance en lui. Plus tard en 1948, ses parents ont déménagé pour Memphis pour trouver du travail. Elvis avait 13 ans. Adolescent, il allait souvent à Beale Street à Memphis écouter des chanteurs de Blues comme le faisaient BB King et d’autres musiciens. Plus tard, quand il devint populaire, il y achetait ses vêtements.

Il faut rappeler qu’à l’époque le racisme sévissait à tel point que des parents s’inquiétaient de voir leurs enfants écouter de la musique noire souvent considérée comme la musique du diable ! Oui c’était à ce point-là ! Ils ignoraient alors qu’à l’origine toute l’humanité était noire ! Nous étions dans les années 1950 dans le sud des Etats-Unis ! Au moment où le Rock n’ Roll a explosé la société américaine a pris conscience de l’étendue du problème racial qui la divisait. Malgré tout, au fil de la décennie, à Memphis dans le Tennessee, dans le Mississipi et un peu partout dans le sud, de nombreuses mères de familles blanches achetaient des disques de musique noire pour leurs enfants en déclarant que c’était pour leurs domestiques ! Dans certaines familles, les enfants devaient cacher à leurs parents leurs disques de Little Richard, de Chuck Berry ou Bo Diddley. Dans le sud profond, certains vont même jusqu’à casser ou bruler des disques de Rock n’ Roll afin de ne pas compromettre la « santé mentale » de leur progéniture ! Incroyable ! Cette hystérie marquait le manque d’ouverture de toute une partie de la société à la modernité musicale issue des marges noires, blanches, rurales et pauvres. Pourtant la révolution du Rock n’ Roll était bel et bien en marche. Ce sont les chanteurs blancs comme Bill Halley puis Elvis Presley qui ont fait accepter sans s’en rendre compte les chanteurs noirs tels que Little Richard, Chuck Berry ou Bo Diddley qui auraient eu de grandes difficultés à percer de la même façon des années auparavant.

Comment Elvis a-t-il été découvert ?

Steelcox : Sam Phillips, qui avait été auparavant employé d’une station de radio, devint le propriétaire du « Sun Studio » en 1951 à Memphis, au 706 Union Avenue.

Il avait créé ce studio afin d’enregistrer les jeunes chanteurs noirs inconnus qui n’avaient pas les moyens d’aller enregistrer à Chicago. Il revendait ensuite les disques à des grandes firmes mais n’en tirait que de faibles profits. Il a été le premier à travailler avec des musiciens inconnus comme B.B. King ou Little Junior Parker.

Après Elvis, Sam Phillips enregistra des artistes comme Johnny Cash, Carl Perkins, Jerry Lee Lewis, Roy Orbison, Charlie Rich …

 

 

Pour se faire un peu plus d’argent, pour 4 dollars il proposait à chacun de réaliser son enregistrement pour les anniversaires et les mariages.

C’est en juillet 1953, qu’Elvis se présente pour enregistrer 2 chansons pour l’anniversaire de sa mère qui, il est vrai, n’aura lieu que 2 mois plus tard. On pense qu’Elvis a pris ce prétexte pour approcher le studio sous les meilleurs aspects. De son côté, Sam Philipps ne cessait de dire à sa secrétaire Marion Keisker « si seulement je trouvais un Blanc qui ait la voix et le feeling d’un Noir » !
Marion Keisker est très impressionnée par cette voix rauque et profonde si bien qu’elle présente à Sam Phillips un enregistrement supplémentaire. Il faudra encore qu’Elvis se présente deux fois au Studio Sun pour que les fils se dénouent. C’est l’année suivante, en juin 1954, que Marion Keisker insista auprès de Sam Phillips pour qu’il lui propose une nouvelle chanson alors que Sam Phillips jugeait Elvis pas assez mûr. Le résultat ne fut pas convainquant mais Sam Phillips savait qu’il tenait-là un phénomène. Il présenta Elvis à Scotty More et Bill Black, respectivement guitariste et bassiste qui travaillaient avec Sam Phillips au studio Sun. Malgré quelques mois de travail avec Elvis rien n’avait avancé.

C’est le soir du 5 juillet 1954, Phillips est fatigué dans la régie après quelques tentatives infructueuses pendant que Moore et Black sont en pause, Elvis prend sa guitare et se met à jouer sans contraintes un morceau qui s’appelle « That’s All Right Mama », un Blues d’Arthur Crudup, le compositeur préféré d’Elvis. Moore et Black se joignent à lui et quelques secondes plus tard Sam Phillips sur le bas de la porte demande enthousiasmé « Que jouez-vous là ? ». Peu après la chanson est sur la bande ! Le weekend suivant on enregistre la face B avec « Blue Moon Of Kentucky ». C’est ce mélange de Country et de Blues qui allait marquer un nouveau départ dans l’histoire de la musique.

 

Disque SunLe 8 juillet, Sam Phillips apporte la démo de « That’s All Right Mama » au Disc-Jockey Dewey Phillips (aucun lien de parenté entre les 2 hommes) de la station WHBQ à Memphis. Dewey diffuse la chanson dans son émission « Red, Hot and Blue ». C’est le miracle et le téléphone sonne sans arrêt. Le résultat est grandiose et la radio est submergée d’appels téléphoniques et doit repasser le morceau une quinzaine de fois dans la journée. Avant même que le disque soit pressé l’avalanche se déclenche et l’on compte déjà 5000 commandes. Gladys Presley va chercher son fils Elvis au cinéma pour le conduire à la radio. Dewey fait semblant d’avoir son micro fermé et pour détendre Elvis, il ne lui dit pas qu’il est à l’antenne. Elvis répond gentiment aux questions.

C’est en apprenant lors de cette interview qu’Elvis avait fait ses études secondaires à la Humes School que les auditeurs surpris comprennent qu’Elvis n’était pas un Noir.

Sam Phillips, eut ensuite beaucoup de contrats d’artistes à gérer.

Au tout début, c’est Scotty Moore qui prit le rôle de manager. Puis la tache revint à Bob Neal qui, dépassé par cette spirale du succès, présenta Elvis au fameux Colonel Parker qui n’avait pas plus le grade de colonel que vous et moi ! C’était un irlandais très malin et rusé qui travaillait dans le cirque, les foires et organisait également des concerts de groupes locaux. Il avait la bosse du commerce et développa les ressorts du marketing en travaillant avec Elvis. C’est tout de même le colonel Parker qui fit qu’Elvis signa plus tard avec la célèbre maison de disques R.C.A..

Quel rôle les radios de l’époque ont-elles joué dans tout ça ?

Steelcox : Le Rock n’ Roll était un phénomène adolescent et les disc-jockeys étaient les passeurs, souvent anonymes, de la révolution Rock n’ Roll ! Les ondes étaient indifférentes à la couleur de peau. Il y avait plusieurs radios.

A Nashville, dès 1946, la radio WLAC abolissait les barrières raciales. Ses disc-jockeys diffusaient du Rhythm and Blues, un genre encore inédit. A Memphis, la radio de Dewey Phillips, la WHBQ fut la première à diffuser un mélange de genres.

Début 1950, la radio noire WDIA capte la primeur d’un Sud très créatif et avec son émetteur de 50 000 Watts fait rayonner le Blues de Memphis, des confins du Missouri aux bouches du Mississipi. Elle avait fait scandale en ouvrant l’antenne à des DJ noirs comme BB King. Plus tard, Elvis participa aux œuvres caritatives de cette radio et contribua avec les artistes, musiciens, disc-jokeys et producteurs à l’impact immédiat de ce nouveau creuset musical.

Le disc-jockey Alan Freed « Mister Rock n’ Roll » sur les ondes de WJW à Cleveland a grandement contribué à faire découvrir le Rock n’ Roll aux adolescents noirs et blancs. Bien que Freed préférait diffuser les originaux Noirs il diffusait également les artistes Blancs. Il organisait également des concerts qui déclenchaient des émeutes musicales.

Ces radios faisaient de la publicité aux commerçants locaux qui sponsorisaient les émissions. Puisque les disc-jockeys s’adressaient aussi bien aux jeunes adolescents solitaires qui écoutaient la radio en cachette dans leur lit qu’aux plus âgés qui préféraient s’isoler dans une voiture pour écouter leurs émissions, ils étaient courtisés par les producteurs, les attachés de presse et les distributeurs.

Le premier à diffuser le premier disque d’Elvis fut Dewey Phillips sur la radio WHBQ de Memphis avec le prototype du disque « That’s All Right Mama », ce Blues d’Arthur Crudup, quelques jours après son enregistrement au Studio Sun. Dewey Phillips était l’ami et l’oreille avertie de Sam Phillips du Studios Sun Records. Elvis se produit dans les collèges et les boîtes de nuit. Le 45 tours sera classé premier des « Memphis Country and Western-Charts » et apparait à Nashville et à la Nouvelle Orléans.

C’est après avoir essuyé un rude échec lors de sa prestation au « Grand Ole Opry » de Nashville, la Mecque de la musique Country, que sa carrière démarre vraiment et qu’Elvis ne rencontre plus que des succès …
On vous souhaite bonne chance pour ce nouveau titre !

Steelcox : Merci beaucoup ! Cette musique fut, aux Etats-Unis et dans le monde entier, génératrice d’une économie qui faisait travailler, en plus des musiciens et de toute la filière musicale, de nombreuses personnes dans différents secteurs d’activité. De plus, elle symbolise la fête et la jeunesse. Aujourd’hui, il faut espérer pour l’avenir que la création musicale et la création en général suscitent à nouveau autant d’intérêt car, à mon humble avis, elles sont à l’origine de solutions économiques dans tous les domaines d’activités. La musique demeure, les souvenirs aussi, et je suis parmi les premiers à s’en réjouir !

Steelcox

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Site officiel : www.steelcox.com
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Steelcox – Coxynewsletter de Janvier 2013


SteelcoxPour celles et ceux qui s’intéressent à l’actualité de Steelcox, voici le lien vers la CoxyNewsletter de Janvier 2013.

La plupart des articles sont traduits en anglais à l’attention des fans anglophones :

http://www.steelcox.com/Coxynewsletter/janvier2013/index.html

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A très bientôt,

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Steelcox – Quelles diffusions radios pour les nouveaux chanteurs français autoproduits ?


Et si les nouveaux chanteurs français n’étaient plus diffusés en radio ?

On peut se demander si les stars de la chanson française qui ont débuté dans les années 60 auraient vu le jour en démarrant leur carrière aujourd’hui !

Pour information voici sur le blog de Steelcox, cet article emprunté exceptionnellement au site de Télérama :

 

La musique à la radio, bonjour business ?

ENQUÊTE | Face à la concurrence des sites d’écoute, la plupart des stations privées privilégient le marketing au détriment de la création. Le mythe du programmateur découvreur est à l’agonie…

Le 13/10/2012 à 00h00 
Valérie Lehoux – Télérama n° 3274

 

« Si vous m’appelez de la part de Laurent, c’est que vous devez être fiable… Alors OK, on va se parler. Mais en off. » Confiance ? Méfiance ? Pendant des années, cet ancien salarié de maison de disques a fait le tour des radios pour y placer ses artistes. « Qu’est-ce que vous voulez savoir ? Combien on met sur ou sous la table pour décrocher de l’airplay ? Je vais vous raconter, mais j’insiste : je ne veux pas être identifié. » Message reçu. D’autant qu’Etienne – nom d’emprunt, cela va de soi – ne sera pas le seul à témoigner sous couvert d’anonymat (sans compter ceux qui devaient rappeler… et qui ont dû rester coincés sous un tunnel). Vu de l’extérieur, ça peut sembler grotesque. Car de quoi parle-t-on ? des frégates de Taïwan ? Non, juste des programmations musicales des radios. Sauf qu’elles recouvrent de gros enjeux financiers pour l’industrie phonographique – les diffusions radio restant le principal moteur d’achat des disques. Et qu’elles reposent sur des pratiques pas toujours très avouables.

LA RADIO POUR LES NULS

Playlist : liste des chansons diffusées sur une radio, en dehors des choix des chroniqueurs ou des invités d’émissions (par      exemple, les artistes reçus dans On connaît la musique, sur Europe 1, ne figurent pas forcément dans la playlist).

Programmateur(trice) : personne de la radio chargée de sélectionner les titres de la playlist et de les placer à l’antenne.

Airplay : nombre de diffusions d’une chanson sur les radios.

Test : sondage (souvent hebdomadaire) commandé par les radios pour mesurer la popularité des chansons.

Call out : sondage par téléphone.

Posons le décor : d’un côté, les stations musicales type NRJ, Fun, RFM, Chérie ou Skyrock, qui assurent à elles seules l’essentiel des rotations (un titre peut passer quinze fois par jour sur une même antenne) ; de l’autre, les généralistes, RTL, France Inter ou Europe 1, qui ne programment que peu de musique, mais peuvent avoir, elles aussi, un vrai pouvoir de prescription auprès de leur public. Ces deux familles, aux antipodes l’une de l’autre, se subdivisent en deux autres branches : les stations publiques, subventionnées par l’Etat (comme Fip), et les privées, financées par la pub — donc tributaires de l’audience. L’immense majorité des radios musicales est privée ; c’est surtout de celles-ci que nous allons parler.

Les rapports de force et les copinages ont 
toujours existé, y compris au temps des yéyés.

Depuis belle lurette, elles ont fait leur Yalta et se sont partagé les ondes. Pour NRJ, les gros hits ; Skyrock, les musiques urbaines ; Fun, la dance ; Nostalgie, les vieux tubes ; RTL2, la pop rock « adulte »… Avec un brin de naïveté, on imaginerait bien ce petit monde cohabiter en bonne intelligence, et les différents programmateurs passer leur vie à écouter scrupuleusement les nouveautés dans leurs bureaux capitonnés pour choisir leurs coups de coeur, dans la couleur qui est la leur et le respect des quotas imposés par la loi (en théorie : un minimum de 40 % de chansons d’expression française (1) ).

« Ça, c’est la version officielle, “Alice au pays des merveilles” ! » Etienne sourit… Hormis la parenthèse enchantée des radios libres et des débuts de la FM (où la diversité et l’audace s’étaient brièvement emparées des ondes), la programmation musicale n’a jamais été une bulle d’innocence et de transparence — les rapports de force et les copinages ont toujours existé, y compris au temps des yéyés. Et, depuis vingt bonnes années, les relations entre radios et maisons de disques n’ont plus cessé de se tendre. La faute, d’abord, à la concurrence. « Avec l’explosion des FM à la fin des années 1980, les radios ont commencé à flipper, reprend notre homme. Elles se sont mises à scruter ce qui marchait aux Etats-Unis pour diffuser les mêmes morceaux. Si on voulait placer nos disques français, on avait intérêt à se mettre les programmateurs dans la poche ! »

C’est là que le bât a commencé à blesser : « On leur offrait des petits cadeaux, genre concert à New York ou objets rares, comme un chapeau de Madonna [que certains ont revendu près de trois mille ­euros sur eBay, NDLR]. On leur proposait aussi des opérations pour animer leur antenne : par exemple, faire gagner aux auditeurs cinquante paires de baskets, des chaînes hi-fi ou même… des voitures. On finançait le tout et, en contrepartie, nos disques étaient diffusés. A cette époque, l’argent dégoulinait des murs des maisons de disques. » On ose à peine poser la question : y a-t-il eu des enveloppes glissées en douce pour obtenir des entrées en playlist ? « Franchement, je n’en ai pas vu. C’était un peu plus subtil que ça. » Deux jours plus tard, un important programmateur éclatera de rire en nous affirmant le contraire. « Evidemment qu’il y en a eu ! C’est un secret de Polichinelle. » Mais l’aveu, bien sûr, restera off.

« Les programmateurs cherchent à se
 rassurer en se copiant les uns les autres. »

Autres temps, autres mœurs. Depuis six ou sept ans, l’industrie du disque est en pleine déconfiture, ses budgets fondent comme neige au soleil et les enveloppes, si elles ont existé, ne circulent plus. Mais la crise n’a pas tout assaini car, dans le même temps, les radios musicales ont, à leur tour, été frappées par la morosité. Globalement, leurs audiences s’effritent et la concurrence s’accroît avec l’essor de YouTube, Deezer, ou autres plates-formes d’écoute à la demande. Les programmateurs ont les nerfs à vif. « Je ne les ai jamais vus aussi tendus, confirme l’un de nos interlocuteurs, qui travaille dans le disque depuis plus de vingt ans. Comme ils ont peur de perdre leur place, ils cherchent à se rassurer en permanence en se copiant les uns les autres. Ils construisent leurs playlists non plus à l’oreille, mais en fonction d’outils marketing devenu rois : les tests. Ce n’est pas nouveau, mais leur usage s’est généralisé. »

 

On s’est fait répéter quatre ou cinq fois en quoi ça consistait, tellement cela nous paraissait surréaliste ; et, pour chasser les derniers doutes, on a obtenu plusieurs de ces tests, classés confidentiels. C’est donc vrai : les radios musicales organisent très régulièrement (souvent toutes les semaines) des sondages sur la popularité des chansons qu’elles diffusent, en faisant écouter aux personnes interrogées… sept à dix secondes de chaque titre ! Xavier Jolly, l’actuel directeur artistique d’Europe 1, explique : « C’est comme quand Danone ou Coca-Cola lancent un nouveau produit : ils testent tout de suite les réactions des consommateurs. » Le plus souvent, ces « tests » se déroulent par téléphone — plus rarement, dans des auditoriums — ; ils sont réalisés soit par des instituts spécia­lisés, soit par les radios elles-mêmes. Concrètement, au bout du fil, le cobaye doit écouter les extraits et répondre par un « connais » ou « connais pas » ; un « j’aime » ou « j’aime pas » (avec des gradations : un peu, beaucoup, passionnément…). Les titres les moins bien classés seront susceptibles de quitter la playlist la semaine suivante ; les mieux notés auront toutes les chances d’être surdiffusés, ce qui renforcera encore leur cote dans le prochain sondage…

L’an dernier, Gwen Brot s’occupait du marketing d’antenne sur BFM TV – les pubs qui cinglent l’écran, c’est lui. Désormais, il dirige l’antenne de Chérie FM, avec des méthodes assez similaires : par deux fois, ces six derniers mois, il a demandé à faire réenregistrer des morceaux pour que le nom de sa radio y figure ! Sur son antenne, la jeune Manon chante désormais « Kiss me kiss me sur Chérie FM ». Idem pour Merwan Rim, nouveau héros des cours de récré. « Quand je veux vraiment identifier un artiste à ma radio, je lui propose d’associer nos deux marques. Evidemment, je ne peux le faire qu’au compte-gouttes, mais cela nous renforce mutuellement », déclare Gwen Brot. Du « win-win », comme disent les gens de marketing.

« Et alors, où est le problème ? » Dans son grand bureau clair de la rue Bayard, Jérôme Fouqueray, qui dirige Fun Radio et RTL2, ne rougit pas une seconde quand on lui parle de test. Pas plus que son confrère de Skyrock, Laurent Bouneau, ou celui de NRJ, Morgan Serrano. Les trois hommes assument pleinement le fait de s’en servir… mais avec discernement. « Les tests sont un indicateur intéressant, mais jamais suffisant, assure Fouqueray. Ils sont inutiles sur les archinouveautés : tant qu’un titre n’a pas été entendu par un million de personnes au moins, les sondages ne sont pas probants. »

Pour lui, comme pour Bouneau et Serrano, les tests n’interviendraient donc que dans un second temps, pour valider ou invalider une programmation déjà à l’antenne — ce que nous ont confirmé plusieurs témoins. Mais d’autres stations (comme Chérie FM) les utilisent en amont pour décider des entrées en playlist. « Mauvais calcul !, assure Laurent Bouneau. Cela peut être rassurant sur le moment, mais totalement contre-productif. C’est comme conduire une voiture en regardant dans le rétroviseur… Immanquablement, on finit dans le mur. C’est un métier difficile, qui repose toujours sur des paris. » On aurait aimé avoir à ce sujet l’opinion de Virgin Radio : nos appels sont demeurés lettre morte.

« Quand une radio diffuse l’un de mes titres, 
je lui achète des écrans de pub pour enfoncer le clou. »
 Un producteur

« Mettez-vous en tête que nous sommes des médias commerciaux, qui reposent sur l’audience, reprend Jérôme Fouqueray. Alors oui, il m’arrive de sortir un titre parce qu’il « teste » mal. Nous n’allons pas diffuser des chansons que nos auditeurs n’aiment pas en espérant qu’ils changent d’avis, pendant que nos concurrents s’alignent sur les attentes du public ! » Argument difficile à contrer. D’ailleurs, tous les acteurs du secteur semblent l’avoir intégré. Un producteur : « Quand une radio diffuse l’un de mes titres, je lui achète des écrans de pub pour enfoncer le clou. Ça dope la notoriété de ma chanson, donc ses tests. Et ça allonge sa durée de vie radiophonique. » Certains vont plus loin : nous avons eu entre les mains un sondage émanant d’une maison de disques (donc financé par elle) et attestant que ses artistes collaient à la cible d’une grande station. Une étude de marché, en somme, comme argument ultime pour obtenir des diffusions. Rien d’artistique là-dedans.

Fini, donc, l’image fantasmée du programmateur guidé par ses seules oreilles. « Et les partenariats, vous savez comment on les obtient ? » Une fois de plus, Etienne — l’homme qui tient tant à son anonymat — nous alerte. Jusqu’ici, nous savions juste qu’être partenaire d’un artiste permettait à une radio de décrocher une interview exclusive, d’organiser un concert privé ou de faire gagner des albums à ses auditeurs… Mais nous ignorions à quel point les négociations étaient serrées. « C’est du donnant-donnant, nous explique un professionnel. Si une station veut être partenaire de Johnny ou de Madonna, elle devra en échange entrer dans sa playlist un jeune artiste du même label. Et si le label conclut un partenariat ailleurs, la radio se vengera en boycottant ses autres chanteurs. » Loi du talion ? A NRJ, Morgan Serrano modère… à peine : « Je refuse ce genre de méthode, car ce serait punir l’auditeur. En revanche, je m’en souviendrai quand la maison de disques viendra me solliciter pour autre chose… Si je ne suis pas dans ses priorités, elle ne sera pas dans les miennes. » Bienvenue chez les Bisounours.

Et ce n’est pas tout : il existe une autre forme de partenariat qui fait grincer des dents, les coexploitations. Le principe (qui ne date pas d’hier, mais est en plein renouveau) est partout le même : une radio décide de soutenir un chanteur à travers sa playlist et des pubs qu’elle lui vend à prix réduits ; en contrepartie, elle se rétribue en touchant un pourcentage sur les ventes de disques, avec souvent un minimum garanti. En somme, plus une radio passe un titre, plus elle l’aide à se vendre, et plus elle a de chances de toucher de l’argent !

« YouTube et les autres sites représentent
 un défi important, d’autant qu’ils ne sont pas 
soumis aux mêmes contraintes de quotas. »
Laurent Bouneau, l’homme de Skyrock.

Il y a quelques années, dans un milieu du rap où règne l’omerta, le groupe La Rumeur avait fait sensation en critiquant les pratiques de Skyrock, qu’il accusait quasiment de racket. Dans le collimateur, Laurent Bouneau a toujours démenti : « Pour être honnête, j’ai dû le faire deux ou trois fois en vingt-cinq ans. Je ne rançonne pas les groupes. Si je le faisais, je perdrais ma liberté. » On n’a pu vérifier ni les allégations des uns, ni les dénégations des autres. Si la pratique existe ici ou ailleurs (ce qui ne fait guère de doute), elle reste discrète (2) .

A ce stade, on peut tout imaginer, y compris le pire : que les « enveloppes » d’hier soient finalement réapparues sous forme de coexploitations ou d’achats de publicités. Mais ce serait aller trop loin : aucun de nos interlocuteurs n’a vécu pareil cas depuis au moins dix ans. « Les labels ont beau essayer, nos playlists ne sont pas à vendre, assure le directeur d’antenne de Fun et de RTL2. Cela dit, je reconnais que tout repose sur la rectitude des intervenants… » Un patron de label confirme : « Même si je propose une coexploitation à une station ou que je lui achète une grosse campagne de pub, je ne la forcerai jamais à diffuser une chanson dont elle ne veut pas. Les enjeux d’audience sont devenus trop importants. »

Il est vrai qu’à part NRJ, à qui tout réussit ces temps-ci (3) , les radios musicales sont soumises à une pression inédite. Virgin Radio, à la dérive depuis plusieurs années, devrait bientôt changer de mains et de format. Les autres campent sur leurs territoires, observant les lendemains avec inquiétude. « YouTube et les autres sites représentent un défi important pour nous, d’autant qu’ils ne sont pas soumis aux mêmes contraintes de quotas, explique Laurent Bouneau, l’homme de Skyrock. Je ne pense pas qu’à l’avenir tout le monde pourra coexister. » Un observateur renchérit : « Le métier traverse une crise conjoncturelle et structurelle. Les radios sont archi frileuses, elles ne cherchent plus que des morceaux de « flux », antizapping, sans personnalité… Mais, à terme, cela risque de détourner encore plus de jeunes, qui iront chercher l’originalité sur le Net. Comment briser le cercle vicieux ? » Dans le contexte actuel, on se le demande.


LA FAUTE AUX CHANTEURS

Marc Thonon dirige Atmosphériques (qui a produit Louise Attaque, Abd al Malik, Barbara Carlotti ou Charlie Winston) et préside la SPPF (Société civile des producteurs de phonogrammes en France), regroupement de labels indépendants. S’il déplore qu’on entende peu de chanteurs français sur les FM, il n’incrimine pas que les radios.
« Je me dois de le dire : nous avons un problème de production. 90 % des jeunes artistes que je reçois veulent chanter en anglais (quand ils viennent, je fais le rendez-vous en anglais… et c’est cocasse !). Ils disent avoir une culture anglo-saxonne ? Mais Souchon ou Louis Chedid l’avaient avant eux, et ils ont toujours fait l’effort d’écrire en français. Ils rêvent d’une carrière internationale ? Mais pour un Phoenix qui tourne aux Etats-Unis, combien de groupes végètent ? Dans le même temps, ceux qui font de la chanson haut de gamme, en français, acceptent rarement les formats radio. C’est pourtant excitant de travailler une chanson pour qu’elle ait les codes, la structure adéquate pour entrer sur les ondes. Matthieu Chedid ou Gaëtan Roussel l’ont bien compris… avec les succès que l’on sait. »

A lire aussi > Musicales contre généralistes, le choc des cultures
(1) Le CSA veille au respect de ces quotas et peut imposer des sanctions aux récalcitrants (de la mise en garde à la suspension d’antenne).

(2) Exception à cette discrétion : Europe 1 reconnaît signer deux ou trois coexploitations par an pour de jeunes talents « coup de coeur ». Dans ce cas, elle s’engage fortement : elle ne récolte que très peu d’argent vu le niveau des ventes. Personne ne s’en plaint. Les labels jouent même des coudes pour signer des partenariats de ce genre.

 

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Steelcox – Coxynewsletter de Septembre 2012


SteelcoxPour celles et ceux qui s’intéressent à l’actualité de Steelcox, voici le lien vers la CoxyNewsletter de Septembre 2012.

La plupart des articles sont traduits en anglais à l’attention des fans anglophones :

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Steelcox – Spectaculaire – La journée professionnelle


 

Spectaculaire – La journée professionnelle

Steelcox a eu le plaisir d’assister ce vendredi 21 septembre 2012 à La Journée Professionnelle qui s’est tenue à la Rotonde de la Villette, Place Stalingrad à Paris 19ème.

Les porteurs de projets artistiques franciliens de toutes disciplines ont pu assister gratuitement à des conférences, des ateliers et des rencontres professionnelles. La mission de Spectaculaire  c’est la rencontre entre un artiste, un lieu de diffusion et le public.


La Conférence :
« Les clés pour travailler en Europe en tant qu’artiste »

Cette conférence était organisée par Pôle Emploi et EURES et se tenait à l’Atrium de la Rotonde.

Vous êtes artiste et vous souhaitez partir travailler en Europe, le programme EURES (EURopean Employment Services) est un réseau de coopération entre les services publics de l’Emploi de l’Union Européenne (UE) et des pays de l’Association de libre échange (AELE). EURES a pour but de faciliter la mobilité des travailleurs au sein de tous les pays membres de l’UE et de l’AELE :

EURES soutient la mobilité et s’engage pour que les accès au marché du travail des Etats partenaires d’Europe soient garantis équitablement à tous les citoyens intéressés par la mobilité. EURES veut intensifier les échanges interrégionaux et transfrontaliers des offres d’emploi et des demandes d’emploi. EURES s’emploie à augmenter la transparence et l’échange d’informations sur les marchés européens du travail en fournissant des renseignements de base sur les conditions de vie et de travail ainsi que sur les questions d’assurances sociales des Etats partenaires.

Les intervenants étaient :
Laure Detalle-Moreau, présentation Pôle Emploi Spectacle
Elisabeth Coubray, présentation EURES
Jacques Geay, indemnisation et mobilité
Bernadette Fouquet, prestation de service et cotisations
Anaïs Lukacs, présentation On The Move et BAAPE
Conseillers EURES étrangers, pour leurs témoignages

Les Ateliers :

1. Pour les professionnels du Spectacle Vivant :
Quelles formations professionnelles et quels financements ?

Cet atelier était organisé par l’AFDAS. L’AFDAS et Pôle Emploi ont signé une convention-cadre nationale pour la promotion de l’emploi, le développement des compétences et l’accompagnement des transitions professionnelles dans les secteurs de la culture, de la communication.

Cet atelier a dressé le panorama des financements de formation pour :

–       Les demandeurs d’emploi : POE, contrat de professionnalisation, congé individuel de formation CDD, droit individuel à la formation.
–       Les intermittents du spectacle : plan de formation, période de professionnalisation, droit individuel à la formation, congé individuel de formation.

Les intervenants étaient :
Valérie Schaekowiez et Chantal Brancier de l’AFDAS
Arlène Savoy-Rodange de Pôle emploi

 

2. Les Aides à la Création pour les Interprètes ou Comment Financer son Projet ?
Atelier organisé par la SPEDIDAM

La SPEDIDAM (Société de Perception et de Distribution des Droits des Artistes Interprètes) est une société de gestion collective des droits de propriété intellectuelle qui gère les droits des Artistes Interprètes en matière d’enregistrement, de diffusion et de réutilisation des œuvres.

Elle répartit des droits à 74.000 artistes, dont 32.000 sont associés. En conformité avec la loi de 1985, elle affecte une part des sommes qu’elle perçoit à des aides à la création, à la diffusion du spectacle vivant et à la formation des artistes. Par ces actions, la SPEDIDAM est un partenaire important du secteur culturel, en 2010 plus de 40.000 représentations ont été soutenues par son aide.

Monsieur Jean-Paul BAZIN, Président, a présenté la SPEDIDAM, son organisation, la perception et la répartition des droits, les actions menées pour soutenir la création, la diffusion du spectacle vivant et la formation d’artistes

Les intervenants :
Jean-Paul BAZIN, Président de la SPEDIDAM

 

3. Le Mécénat Participatif, Comment ça marche ?
Atelier organisé par ULULE

ULULE s’est donné pour mission de faciliter le financement de projets créatifs ou innovants en mettant en relation des porteurs de projets et des internautes.

Le site se positionne comme un écosystème dynamique de crowdfunding où bonnes pratiques et compétences s’échangent autant que soutiens financiers grâce à une interface intégrant espaces de promotion et de discussion.

L’atelier mis en place est une occasion de poursuivre ce travail directement. L’équipe d’Ulule a souhaité se mettre à la disposition des porteurs de projets potentiels en présentant une série d’études de cas.

Le crowdfunding met l’artiste face à deux enjeux : définir un projet cohérent, communiquer avant même la création du projet et être à l’écoute de ses fans.

Il est à noter que les projets soumis sur le site d’ULULE sont sélectionnés par ULULE et que les projets n’excédant pas 4.000 Euros ont relativement plus de chance d’être retenus.

Les Intervenants :
Alexandre Boucherot, co-fondateur et CEO d’Ulule
Adrien Ménard, CSO et responsable des partenariats

 

4. Comment Réussir la Communication de son projet ?
Atelier organisé par l’IESA

Artiste, porteur de projet culturel, compagnie, association ?

La communication de votre événement, de votre compagnie, de vos activités … est essentielle ! Cet atelier a pour objectif de transmettre quelques outils de la communication appliqués au secteur culturel :
–       Développer une stratégie de communication média et hors média ;
–       Optimiser une communication web : utilisation des nouvelles technologies au service du projet ;
–       Adapter ses supports de communication au public et au territoire ;
–       Cibler les partenaires media.

Les intervenants :
Arthur Carpentier, directeur du Service Communication de la Géode, ancien étudiant en 3ème cycle Conduite de projet culturel à l’IESA
Barthélémy Martinon, professeur référent IESA Culture, spécialiste de la communication et des industries culturelles.

 

5. Travailler en Europe, Oui mais Comment ?
Atelier organisé par Pôle Emploi Spectacle et EURES

Pour poursuivre la conférence du matin, il était possible de venir échanger avec les conseillers EURES, Pôle Emploi Spectacle et On the move. A l’aide de cas pratiques et d’exemples concrets, il était possible de discuter des avantages, contraintes et adaptations nécessaires au travail à l’étranger.

 

6. Pitchez votre projet

Dans les domaines du Théâtre, de l’Humour, du Cinéma et de la Musique, il était possible de soumettre préalablement sa candidature à Spectaculaire afin de présenter son projet à des professionnels, pour profiter de leurs conseils sur mesure.

15 minutes d’entretien avec les programmateurs, directeurs, conseillers de lieux emblématiques pour un regard nouveau sur son projet.

Hélas, il n’a pu être retenu que 7 porteurs de projet pour le Pitch. Reste à savoir si les 15 minutes d’entretien étaient suffisantes ?

Le jury musique :
Stefff Gotkovsky, saxophoniste, réalisateur de court-métrages et documentaires, romancier, programmateur musical aux trois baudets et, à temps perdu, disc-jockey
Fabrice Laffon, ingénieur du son et musicien, designer sonore et musical chez Sixième Son, directeur de Divan du Monde
Carine Ruszniewsky, créatrice en 2006 avec Carole Lambert de la société de production de Films en Aiguille



Le sentiment de Steelcox sur cet évènement :

Steelcox encourage vivement Spectaculaire à renouveler cette initiative.

Néanmoins, il attire son attention sur la mauvaise acoustique de l’Atrium de la Rotonde lors de la Conférence sonorisée EURES, sur la durée trop courte des ateliers de 45 mn seulement, sur la sélection limitée des porteurs de projet pour l’atelier « Pitchez votre projet » face à des professionnels. Il n’y eut que 7 porteurs de projet retenus par discipline pour une durée de pitch de 15mn seulement.

Par ailleurs Steelcox félicite Spectaculaire sur le choix des intervenants et sur le choix géographique retenus. La Rotonde de la Villette étant très facile d’accès par le métro.

Steelcox pense qu’il s’agit là d’une excellente initiative en raison de la difficulté d’obtenir les informations exhaustives nécessaires à un porteur de projet culturel.
Cette journée professionnelle a également été appréciée comme un espoir de solution à la difficulté habituelle de rencontrer et d’échanger avec des interlocuteurs professionnels avisés. Elle a aussi constitué un éclairage sur la complexité dissuasive des lois, des réglementations pléthoriques et des formalités à accomplir dans le cadre de la mise en route d’un projet culturel face à l’obstacle permanent que représente la recherche de son financement.

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Steelcox – Coxynewsletter d’Août 2012


SteelcoxPour celles et ceux qui s’intéressent à l’actualité de Steelcox, voici le lien vers la CoxyNewsletter d’Août 2012.

La plupart des articles sont traduits en anglais à l’attention des fans anglophones :

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Le CNM ou le futur Guichet Unique des aides à la Musique



Le CNM ou le futur Guichet unique des aides à la Musique

A l’occasion du Midem à Cannes en janvier 2012, Frédéric Mitterand alors ministre de la culture, avait signé l’accord donnant naissance à un nouveau dispositif de soutien à la filière avec les représentants de l’industrie musicale, jusqu’aux radios et distributeurs comme la FNAC.

Le projet de création du CNM, Centre National de la Musique, était inspiré du CNC, Centre national de la Cinématographie dejà existant.

Le CNM doit donc absorber les différents guichets d’aides (soit environ 40 millions d’euros) qui sont actuellement répartis dans les différentes structures ou sociétés civiles qui gèrent la profession (FCM, CNV, Sacem, Spediam, Adami, Scpp, Sppf). Le CNM sera également doté de 70 à 95 millions d’euros qui devraient provenir d’une taxation des fournisseurs d’accès à Internet.

Frédéric Mittérand avait indiqué que les pouvoirs publics agiront pour permettre au CNM de démarrer au plus vite dès 2012.

Une première étape devait être franchie dans les semaines suivantes avec la création d’une association de préfiguration, l’association CNM. Le Ministère disposait déjà d’une enveloppe de 15 millions d’euros pour assumer les frais de fonctionnement et démarrer les premières missions.

La défense du droit d’auteur
Instrument de service public, le CNM soutiendra toute la filière, de la création à l’édition, en passant par la distribution. Selon Frédéric Mitterand : « Sa mission sera aussi de défendre les intérêts communs de la filière en France et dans le monde et de fédérer sur des enjeux qui lui sont propres » et, selon les producteurs indépendants suite à cette annonce : « Face au recul de la production d’albums de création depuis 10 ans (environ 600 albums publiés en 2011 contre 1500 en 2002), en raison de la chute des revenus des producteurs français, il était urgent de mettre en place un dispositif ambitieux et pérenne de soutien à l’insdustrie musicale ».
« Alors que l’Hadopi vient de dresser un bilan positif de la mise en œuvre de la charte des 13 engagements pour la musique en ligne signé il y a 1 an, je tiens à saluer l’engagement de la filière pour proposer des services innovants qui seront moteurs de la croissance du marché de la musique et d’une meilleure rémunération des auteurs » avait déclaré Frédéric Mitterand.

Le numérique représente 32% des revenus des producteurs et équivalait en 2011 à la moitié de la perte enregistrée sur les ventes physiques. Le marché du numérique en augmentation va vers 90 millions d’euros et représente à ce jour 20% du marché.

En danger
La rémunération des auteurs et des artistes autoproduits qui ne s’élève qu’à quelques centimes d’euros par titre pour les diffusions sur Internet quand la SACEM peut avoir des données fiables. Cette rémunération mérite d’urgence une reconsidération des tarifs tandis que les diffusions sur les Radios Locales Privées ne sont plus rémunérées par la Sacem aux auteurs depuis janvier 2008, date de la suppression par la SACEM du carnet d’attestations de diffusion.

Cette même SACEM éprouve actuellement les pires difficultés à répartir ces centimes de droits d’auteur qui lui coûtent plus cher en frais de gestion.
De plus, les revenus des auteurs pour copie privée sont fortement menacés par les industriels qui agissent en lobby auprès de Bruxelles pour tenter d’en obtenir la suppression.

L’ombre du tableau « l’échec de la carte musique »
Selon le ministre Frédéric Mitterand : « il est difficile d’attirer les jeunes sur ces nouvelles offres car la gratuité reste un réflexe ».
Si ce réflexe de la gratuité persiste, ne serait-il pas légitime d’imaginer selon moi, la mise en place en compensation d’un dispositif instaurant la gratuité des différentes factures que doivent impérativement payer les auteurs, compositeurs, artistes et éditeurs non rémunérés ? Je pose la question !

Face à une industrie du disque très avantagée (4 Majors sont propriétaires de 85% du répertoire mondial), la Spedidam a demandé entre autre dans ses conditions d’aider les musiques les moins exposées et que soit faite une préférence aux artistes autoproduits distribués sur Internet.

Selon le site Pétition publique – « Pétition Non au Centre National de la Musique », je le cite :
Bien évidemment, en aucun cas, les artistes eux-mêmes n’ont été consultés pour le projet du CNM, ce qui laisse un doute sur la défense de la diversité culturelle dont se prévaut le rapport « Création musicale et diversité à l’ère numérique » sur lequel le projet de création du CNM s’est appuyé.

Par contre les Majors et gros entrepreneurs de spectacles ont été largement consultés.

Aucun des représentants des organisations professionnelles et des artistes n’est prévu au Conseil d’Administration du futur CNM !
Il saute aux yeux que le but du CNM était de soutenir les « investisseurs » à produire des machines à tubes commerciaux. Or c’est justement la concentration économique de la production musicale entre les mains de quelques grands groupes économiques et médiatiques (majors et filiales, grande distribution, etc. …) qui a tué les disquaires indépendants, agrémenté des conceptions « marketing » de ces mêmes majors et de leurs suivistes qui porte la responsabilité des difficultés de ce secteur. « Voler à leur secours » comme le préconise le gouvernement de janvier 2012 en leur donnant la totalité du pouvoir n’améliorera en rien la vie musicale mais l’aggravera.
Fin de citation.

Jean-Noël Tronc, récemment nommé directeur général de la SACEM, pense que la riposte graduée de l’Hadopi n’est pas le bon principe actif et qu’il serait préférable de s’en passer. A la place, il verrait bien un système d’amende « automatique » comme cela existe sur les voies routières et sans sommation. Reste à décider du montant de la contravention.

Si la refonte de l’Hadopi annoncée par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault avec aux commandes la nouvelle ministre de la culture Aurélie Filippetti, confirmait cette proposition alors la gauche deviendrait plus répressive que l’ex-majorité présidentielle.
Entre nous, l’ex-majorité présidentielle aurait-elle travaillé aussi gratuitement que les créateurs actuels ?
Comme le rappelle Marin Karmitz, producteur et distributeur de films et ex-délégué général du Conseil de la création artistique : « L’accès libre à Internet ne veut pas dire l’accès libre au vol«  !

Quant au CNM, Jean-Noël Tronc déclare que le CNM, tel qu’il est convenu de le faire entre l’Etat et la filière, ne convient pas.
Quant à Aurélie Filippetti, elle est bien mal à l’aise avec ce projet qu’elle n’a pas voulu et pour lequel elle nourrit bien des hésitations et des doutes face aux points de vue très divergents des différents représentants des sociétés civiles de la profession.

Jean-Noël Tronc se méfie du CNM qui pourrait provoquer une étatisation. Le CNM selon lui n’est pas le bon véhicule car les aides financières venant des caisses publiques n’ont pas à inonder les productions.

La solution n’est pas encore là bien qu’elle soit fortement attendue avec beaucoup d’impatience par tous les labels indépendants qui craignent de ne plus pouvoir payer leurs collaborateurs.

Selon les dernières informations en date du 26 juin 2012, il semblerait que le projet de création du CNM soit mort-né !
En effet, selon Aurélie Filippetti on n’a pas bien compris la base de son plan de financement et elle souligne que le CNM n’a pas de financement à l’heure actuelle.
Cependant des pistes existent qui ne font nullement appel aux crédits budgétaires du ministère mais à la TST, la fameuse taxe sur les opérateurs de télécommunication dont bénéficie déjà le CNC, Centre National du Cinéma.

Les accords cadres du CNM prévoient un budget de 70 à 95 millions d’euros issu d’une dérivation de cet argent.
Le CNC n’est pas menacé mais sa tirelire de 800 millions d’euros par an oui. Le CNC est actuellement dans l’attente d’une enquête de la Cour des Comptes à la demande de l’Assemblée Nationale dont les conclusions ne seraient pas en faveur du CNC.

Le 11 juillet 2012, la ministre de la culture, Aurélie Filippetti, reçoit la filière de la musique réunie au complet. La ministre devrait proposer un calendrier quant à la création du CNM. Il sera certainement trop tard pour en inscrire le budget dans la loi de finance 2013 mais peut-être dans celle de 2014 !

En attendant quelles seront les mesures d’urgence pour la survie des créateurs, des producteurs indépendants et de la filière ?

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Steelcox – Rencontre Hadopi Musique


Steelcox – Rencontre Hadopi Musique
Quels modèles économiques et quelles perspectives pour la filière ?

 

 

 

 

Le 24 janvier 2012, Steelcox était invité à la « Rencontre Hadopi Musique » qui s’est tenue à l’espace Kiron à Paris

Les différents intervenants présents à cette rencontre étaient :

Bruno Boutleux, Directeur Général de l’Adami
Axel Dauchez, Directeur général de Deezer
Jean-Christophe de Launay, Président de Beezik
Jean-Baptiste Gourdin
Catherine Kerr-Vignale, membre du Directoire Sacem
Denis Ladegaillerie, Président du Snep
Laurence le Ny, Directrice Musique et Spectacle Vivant Orange
Eric Petretto, Président du CD1D
Yves Riesel, Co-fondateur et Président de Qobuz
Jérôme Roger, Directeur général de l’UPFI
Jacques Toubon, Membre du Collège de l’Hadopi
Christophe Waignier, Missionné sur les 13 engagements pour la musique en ligne
Jean-Sébastien Zanchi, Journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies, bloggeur
Et Philippe Astor, Modérateur

Cette rencontre avait pour thème « La Musique à l’ère numérique, quels modèles économiques et quelles perspectives pour la filière ? »

Voici les informations collectées par Steelcox :

Le numérique représente actuellement 32% des revenus des producteurs et l’on constate 1 million de consommateurs de plus en ligne. Les plateformes de téléchargement semblent vouloir défendre les petits labels.

A ce jour, la répartition de la consommation de musique est de 80% en physique et de 20% en numérique. On pense qu’une inversion de cette répartition apparaîtra dans les 5 années à venir.

Le numérique en voie de compensation du marché physique.

Le marché mondial de gros de la musique enregistrée a affiché un recul constant au cours des dernières années pour atteindre une diminution de 37% entre 2002 et 2010.

Après les baisses record de 2003 et 2004, le rythme des pertes annuelles s’est ralenti ces dernières années pour atteindre 1,7 milliards de dollars en 2008 et 1 milliard de dollars en 2010 selon l’IFPI.

Le marché numérique a représenté 29% en 2010 soit 4 points de plus que les 25% enregistrés en 2009. Son chiffre d’affaires a progressé de 6% depuis 2009 et s’élève à 4,7 milliards de dollars en 2010.

En France selon le SNEP, le marché de gros de la musique enregistrée a représenté, en 2010, 554,4 millions d’euros, contre 589,3 millions d’euros en 2009, soit un recul de 5,9%. La tendance se confirme au premier semestre 2011 avec une diminution de 5,7% par rapport au premier semestre 2010.

Ce recul global du marché s’explique notamment par le repli du marché physique (-8,9% pour atteindre 466,3 millions d’euros en 2010) ; tandis que le marché numérique affiche une progression de 14,1% en 2010 par rapport à 2009 pour représenter 88,1 millions d’euros.

Cette tendance du marché numérique à croître se confirme depuis plusieurs années. Ainsi les ventes numériques ont progressé en France de 58% entre 2007 et 2010 selon l’IFPI.

Ce dynamisme, qui s’est confirmé en 2009 – 2010, a permis à la France d’obtenir l’un des meilleurs taux de substitution du physique par le numérique (derrière la Suède) au niveau mondial.

Les données publiées par le SNEP pour les 9 premiers mois de l’année 2011 illustrent cette même tendance. Si le chiffre d’affaires des ventes physiques sur le marché de gros est en baisse, celui des ventes numériques progresse de 14,6% passant de 64,5 à 79,1 millions d’euros. Au premier semestre déjà la France présentait un taux de croissance du numérique supérieur à celui constaté dans les grands marchés comparables.

En France, entre 2010 et 2011, on observe ainsi une évolution dans la structure des ventes numériques. Les abonnements et le streaming financé par la publicité voient leurs revenus augmenter selon le SNEP.


Du tout gratuit au tout payant

Le nombre de plateformes musicales disponibles en France s’élevait en 2010 à plus de 150. Ces derniers mois ont été marqués par l’émergence de types d’offres et de modèles économiques de plus en plus variés. On distingue aujourd’hui 3 grands modèles économiques :

Le modèle tout payant : iTunes d’Apple en est un exemple. La rémunération se fait sur la vente de titres et d’albums complets en téléchargement.

Le modèle tout gratuit : Beezik par exemple propose le téléchargement gratuit de musique. En contrepartie, l’internaute doit visionner une publicité qu’il aura préalablement sélectionnée. Les revenus du site sont générés par la publicité avec un système de coût par clic.

Le modèle « Freemium » (gratuit/abonnement) : on peut citer les exemples de Spotify et Deezer. Ces deux plateformes proposent de la musique en streaming gratuite, avec une contrainte de publicité sonore et/ou visuelle ainsi qu’une limitation d’écoute (5 heures par mois maximum pour Deezer par exemple). Deezer comme Spotify proposent ainsi une formule d’abonnement dite « premium » qui permet à l’utilisateur, pour 9,99 euros par mois, de bénéficier d’une écoute illimitée sans publicité, d’un son de meilleure qualité, d’un accès à la plateforme sur son mobile et d’un service sur son ordinateur en mode offline. Les revenus sont générés par la publicité et par les formules d’abonnement.

La variété de l’offre se traduit par un niveau de satisfaction élevé des internautes. 90% d’entre eux plébiscitent la facilité d’utilisation, 86% la disponibilité des titres, 87% la qualité audio et 74% jugent le rapport qualité/prix satisfaisant.

Les plateformes musicales se distinguent de plus par les différentes modalités d’accès aux titres :

–       Streaming (à la demande, playlists, flux radio ou smart radio) vs téléchargement provisoire (mode offline) ou définitif.

–       Accès sur ordinateur et/ou sur d’autres terminaux (mobile, tablettes, baladeurs, télévisions, etc. ).

–       Accès via des applications ou des services en ligne.

Selon le rapport de l’Observatoire de la musique numérique du premier semestre 2011, les premiers six mois de 2011 ont été marqués par l’essor rapide du modèle du streaming. 45% des éditeurs de sites étudiés dans ce rapport proposent du streaming à la demande, soit 9 points de plus en 6 mois, et 42% du streaming de playlists (+13 points en 6 mois). Le téléchargement reste le modèle prédominant (59% des sites selon l’Observatoire) mais progresse moins vite (+3 points en 6 mois).

Les offres proposent par ailleurs une intégration plus ou moins poussée au service d’autres acteurs du numérique, qui peut passer par :

–       des passerelles vers les réseaux sociaux (Partenariat Facebook / Spotify par exemple)

–       des stratégies de distribution via des tiers (Off.tv sur SFR / Neufbox, Deezer / Orange, etc.)

–       des partenariats entre plateformes pour compléter leurs offres respectives (tel que Spotify / 7Digital par exemple).

 

Une offre étoffée et innovante

L’offre dans son ensemble permet l’accès à des répertoires qualitatifs et variés. Les géants mondiaux se positionnent en généralistes avec des catalogues comprenant des millions de références, couvrant la plupart des genres musicaux (comme par exemple iTunes et ses 20 millions de titres) et permettant à l’utilisateur d’accéder à une offre très diversifiée au sein d’une même plateforme.

D’autres éditeurs font le choix de la spécialisation. Certains s’appuient sur des répertoires de niche destinés à un public restreint (tels que Gkoot electronic ou MyClubbingStore notamment) ou sur un catalogue de musiques libres (c’est le cas par exemple de Jamendo ou Altermusique). D’autres parient sur la qualité sonore offerte aux utilisateurs comme Qobuz qui propose ses titres avec une vraie qualité CD (format faiblement compressé), en complément de la qualité standard (au format MP3). Enfin, certains éditeurs initient de nouveaux usages en proposant des façons différentes de découvrir la musique (Musicovery par exemple).

Le numérique a aussi permis de diversifier les sources de financement des artistes. Se développe en particulier le modèle de la coproduction faisant participer les internautes. Celui-ci permet aux internautes de découvrir des nouveaux talents non produits par des maisons de disques et de financer la production de leur projet. Nombre de sites spécialisés se sont lancés sur ce créneau (tels que MyMajorCompany. Kiss Kiss Bank Bank, etc.).

Certains de ces sites ont même pu étendre leur marché à d’autres types de biens culturels (par exemple MyMajorCompany est aussi présent dans la production participative de livres et de BDs)

Toutefois, la production participative ne semble envisageable que dans certaines limites (de montants notamment), et ne paraît donc pas constituer à ce jour un plein circuit alternatif pour le financement de la production musicale.

La musique en ligne s’impose dans les pratiques des internautes

L’étude Hadopi-GFK conduite en septembre 2011 confirme l’intérêt des internautes pour la musique numérique. Ainsi, 68% des internautes déclarent consommer de la musique en ligne au moins une fois par semaine. Parmi eux, 41% payent pour accéder à des contenus musicaux en ligne et 98% consomment de la musique gratuite, illustrant une mixité des pratiques payantes / gratuites. 98% des consommateurs de musique en ligne le font via le streaming et 52% en téléchargement.

Selon l’étude Hadopi-GFK, l’ordinateur reste le terminal privilégié pour écouter et/ou visionner de la musique sur Internet (32% des interviewés utilisent l’ordinateur portable ou le mini-PC comme terminal principal pour écouter de la musique téléchargée et 11% l’ordinateur fixe. Pour le streaming l’ordinateur fixe est le principal support d’écoute avec 45%, tout juste devant les ordinateurs portables ou mini-PC avec 44%). Toutefois, ces pratiques d’écoute et de visionnage en mobilité (MP3, MP4 et téléphone portable en particulier) se développent largement en parallèle, allant jusqu’à concerner un internaute de l’échantillon sur deux pour l’écoute de la musique téléchargée.

Cette préférence pour l’ordinateur dans la consommation de musique numérique se vérifie à l’échelle mondiale et s’expliquerait notamment par l’importance de la consommation de vidéomusiques : selon Nielsen Music, à la fin 2010, 57% des internautes dans le monde regardent des clips musicaux en ligne. La consommation sur mobile se développe également à l’échelle internationale : 23% des internautes regardent des clips sur ce support et 21% l’utilisent pour streamer de la musique.

Concernant les modèles d’accès aux contenus, les internautes étaient invités à s’exprimer sur leurs pratiques d’achat de musique en ligne (notamment achat à l’acte ou par abonnement) dans le cadre d’un appel à contribution lancé par les labs Hadopi. La majorité des participants est favorable au principe de l’abonnement payant / gratuit. Les répondants déclarent en effet apprécier ces modèles pour la praticité qu’ils offrent dans l’accès aux contenus de façon immédiate et à plus long terme, ainsi que leur capacité à faire découvrir de nouveaux talents. Les internautes soulignent par ailleurs leur intérêt pour les modèles alternatifs s’appuyant sur le crowdfunding ou mécénat collectif.

Selon Steelcox : 

Au seuil de cette mutation, les plateformes se déclarent actuellement déficitaires et, pour la France, la Sacem, de son côté, ne peut répartir de droits d’auteur à ses ayants droits en raison de frais de gestion démesurés par rapport aux centimes d’euros à répartir pour le  numérique dans le cadre d’une gestion titre par titre.

Je remercie Catherine Kerr-Vignale, membre du Directoire Sacem et Bruno Boutleux, Directeur Général de l’Adami, qui tous deux n’ont pas oublié d’évoquer publiquement les difficultés des artistes créateurs qui ne reçoivent que des rémunérations dérisoires quand ils les reçoivent, pour l’exploitation numérique de leurs oeuvres sur les différentes plateformes numériques. Ces déclarations appellent à une instauration efficace et équitable d’un meilleur partage de la valeur.

A suivre …

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Steelcox – Le crowdfunding ou mécénat collectif


Steelcox – Le crowdfunding ou mécénat collectif ou financement participatif

Lorsque l’on est artiste l’obstacle majeur que l’on rencontre est le financement de ses projets musicaux. Il peut s’agir du financement de la production d’un nouvel album ou bien du financement d’un projet de concerts ou même d’une tournée.

Le métier de la musique a changé et il devient de plus en plus nécessaire de trouver des substitutions aux financements qui étaient effectués par les professionnels de la musique à la suite de la signature d’un contrat de production. Les maisons de disques ne signent plus aujourd’hui pour des raisons économiques qui sont les leurs. L’artiste se retrouve le plus souvent seul à gérer sa carrière et les sociétés civiles offrent des aides qui ne sont pas initiatrices des projets ! Comme je le dis souvent : dans ce métier d’artiste il faudrait aujourd’hui disposer des moyens d’une star qui a déjà réussi pour pouvoir démarrer !

Aujourd’hui, grâce à l’outil Internet, une large porte s’ouvre permettant une réelle exposition internationale des artistes autoproduits.

Le crowdfunding ou mécénat collectif permet le financement de projets culturels en faisant appel par Internet à un grand nombre de personnes (internautes, amis, contacts des réseaux sociaux ou autres personnes) qui peuvent réaliser de petits investissements. Les projets ainsi aidés sont essentiellement des projets culturels qui ne peuvent recevoir de financements bancaires ou d’investisseurs professionnels habituellement tournés vers d’autres domaines d’activité qui offrent de solides garanties.

Dans ce procédé, l’artiste ou le porteur de projet demande au public de contribuer à la réalisation de son projet en donnant le montant, la somme qu’il désire.

Il y a lieu de préciser qu’en matière de crowdfunding ou financement participatif ou mécénat collectif, comme le rappellent les sites spécialisés, il ne s’agit en rien d’un investissement pour les apporteurs de fonds et que le porteur de projet conserve 100% des parts de son projet. Il y a donc lieu de considérer cette opération comme un Don ou du mécénat pur.

Il faut attirer l’attention sur la précaution suivante : Ne pas confondre le crowdfunding ou mécénat collectif avec les labels participatifs comme MyMajorCompany par exemple. Dans le crowdfunding les donateurs s’impliquent par passion, pour aider des artistes qu’ils apprécient ou pour toute autre raison mais il n’y a pas là de retour sur investissement à proprement parler. Comme le précise Virginie Berger de « Don’t believe the Hype » au sujet du crowdfunding, « Le porteur reste le seul détenteur de son projet. Il n’a ni associés, ni producteurs au contraire d’un label participatif ».

Le crowdfunding n’a rien de magique, l’artiste doit avoir un projet pertinent et professionnel et savoir convaincre son public pour qu’il y contribue financièrement. Charge à l’artiste de remercier correctement ses contributeurs et de les tenir informés de l’utilisation qui est faite avec leur accord des sommes nominativement collectées.

Afin de permettre d’effectuer des dons de crowdfunding de façon hyper sécurisée via la célèbre banque en ligne Paypal, le jeune label Coxymusique qui produit Steelcox a mis en place à cet effet sur ses sites www.steelcox.com et www.coxymusique.com des boutons Paypal intitulés « Faire un don ».
Les sommes ainsi collectées seront déposées sur le compte bancaire spécialement réservé à cette activité de production musicale et seront affectées en comptabilité, nominativement par contributeur, à un compte de produits réservé à cet effet. Avec l’accord des donateurs, ces dons seront rigoureusement utilisés dans le cadre de la production d’un nouvel album de Steelcox ou dans le cadre de l’aide à la production de concerts de Steelcox en collaboration avec un entrepreneur de spectacles détenteur de la licence appropriée.

Le crowdfunding, un nouvel espoir pour recréer de l’activité et des emplois dans les métiers de la Musique ?

A suivre …

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Steelcox, c’est quoi Rockabilly ?


 

 

 

 

 

Steelcox, c’est quoi Rockabilly ?
La première chanson de l’album « Vintage » s’intitule « Années 80 ». Les paroles de cette chanson se terminent par le mot Rockabilly, mais Rockabilly c’est quoi au juste ?

Le Rockabilly, qui peut s’écrire aussi Rock-A-Billy, c’est un peu les fondations du rock n’ Roll. Le Rockabilly est apparu au début des années 50. Le terme Rockabilly est une contraction de Rock et Hillbilly. C’est un style musical bien précis. Cette forme d’expression musicale est typiquement américaine puisque il s’agit d’une sorte de Rock n’ Roll blanc essentiellement sudiste, influencée par le Country and Western appelé Hillbilly d’une part, et d’autre part, par le Blues noir et le Rock n’ Roll nordiste. Mais c’est pas aussi compliqué que ça en a l’air ! o:)

Le Hillbilly désigne plus précisément la musique Folk devenue ensuite la Country Music. Son origine se situe dans la région montagneuse des Appalaches. Comme son nom l’indique, c’est la musique qui était jouée dans les campagnes américaines. On trouve des titres comme « Hillbilly Boogie » et « Freight Train Boogie » des Delmore Brothers en 1946,  « Blue Moon of Kentucki » de Bill Monroe, les titres « Move it Over », « Lovesick Blues », « Hey Good Looking » et « Jambalaya » de Hank Williams, etc. …

Le Rock lui provient d’une forme de Blues, de Rythm n’ Blues née dans la fin des années 40. Les titres qui illustrent bien ce genre de musique sont « Let the Good Times Roll » de Louis Jordan en 1946, « Good Rocking Tonight » de Roy Brown en 1948, « Rock and Roll Blues » d’Erline Harris en 1949, « Rock the Joint » de Jimmy Preston en 1949 également, « Rocket 88 » de Jacky Brenston en 1951. Ensuite viendront « Hound Dog » de Big Mama Thornton en 1953, « Shake Rattle and Roll » de Big Joe Turner en 1954. Ca ne nous rajeunit pas tout ça !

En fait, ce sont les rencontres fréquentes entre musiciens noirs et musiciens blancs qui donneront naissance au Rock n’ Roll comme on le connaît aujourd’hui. C’est surtout Elvis Presley avec le guitariste Scotty Moore qui marquera la reconnaissance mondiale du Rock n’Roll dès juillet 1954 avec sa reprise et son excellente interprétation du célèbre « That’s All Right Mama » d’Arthur Big Boy Crudup cette même année. Dans un contexte de forte ségrégation raciale, Elvis Presley symbolise le mieux cette mixité, ayant été révélé au public par Sam Philipps de la Sun Records, comme un chanteur blanc qui chante comme un noir ! Plus tard le Rock n’ Roll se modifiera pour donner naissance à la Pop et au Rock.

Je pense que même si les parents d’Elvis lui avait acheté la bicyclette dont il rêvait pour Noël au lieu de cette guitare offerte par manque de moyens, Elvis aurait tout de même rejoint la musique un jour où l’autre pour permettre à son immense talent de voir le jour. Il n’aurait pas pu nous priver de tout ça et, entre nous, je ne l’aurais pas vu coureur cycliste et vous non plus j’imagine ! 😮

Les caractéristiques d’un groupe de Rockabilly sont assez simples. Le groupe est composé généralement d’un chanteur, d’une guitare électrique, d’une batterie réduite à quelques éléments tels que la grosse caisse, la caisse claire et une cymbale et parfois même à la seule caisse claire. Il y a aussi  une contrebasse qui est jouée en slap bass et quelques fois en pizzicati. La guitare électrique remplace le violon et la pedal steel guitar attachés à la Country Music.

Les paroles des chansons reprennent les thèmes principaux de la culture populaire américaine comme les histoires sentimentales et sociales avec quelques clins d’œil à l’automobile. Il se dégage du Rockabilly, comme du Rock n’ Roll, cette folie sympathique qui gagne les teenagers. Rien de mieux que de partager cette musique entre copains le samedi soir devant la scène ou sur une piste de dance. Cet enthousiasme contagieux et cette insouciance de jeunesse méritent bien de conserver leurs places à jamais dans nos cœurs. Les vêtements adoptés pour marquer son appartenance à ce style de musique sont le fameux blouson de cuir noir, le costume des amateurs de jazz et de bebop des années 40 avec chemise à col ouvert, les boots pointues et aussi les jeans serrés. La coiffure des garçons c’est la fameuse « banane » qui a marqué cette époque. Les filles elles, elles portent des pantalons corsaires, des robes chiffon ou des chemisettes.

La forte popularité de ce style de musique a été malheureusement de courte durée. Elle décline dans les années 60 pour réapparaître au cours des années 70 et 80. Les adeptes se réclament de cette sous-culture qu’ils n’hésitent pas à mélanger à bien d’autres styles.

La naissance du Rockabilly coïncide avec celle du single vinyl qui a fait les plus belles années des splendides juke boxes. Le label qui a produit le plus d’artistes de Rockabilly est sans conteste l’excellente Sun Records de Monsieur Sam Philipps à Memphis Tennessee. Les premiers disques de Rockabilly sont ceux des artistes comme Elvis Presley, Johnny Cash, Carl Perkins, Buddy Holly, Gene Vincent, Roy Orbison, Warren Smith et Billy Lee Riley. D’autres labels comme Météor et King ont aussi enregistré des artistes de Rockabilly.

La chanson de Steelcox fait donc allusion, entre autres, au groupe des Stray Cats qui ont redonné un nouveau souffle au Rockabilly, revenu au goût du jour, dans les années 80.

(En hommage à mes amis Rockabilly lovers)

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Interview de Steelcox par Phil sur Radio Musicos


Radio Musicos animée par Phil est une des radios qui agissent vraiment pour promouvoir les artistes et musiciens français.

Très touché par cette invitation, je vous livre cette interview.

Ce jour 5 octobre :
Une interview de Steelcox au micro de Phil pour Radio Musicos :
An interview of Steelcox By Phil from Radio Musicos : 

http://radiomusicos.owni.fr/files/2011/10/Steel-Cox.mp3

Avec un grand merci à Phil.

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