Le blog du chanteur Steelcox

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Interview de Steelcox par Phil sur Radio Musicos


Belle interview de Steelcox dans la bonne humeur par Phil de Radio Musicos

 

Ce 19 juillet 2017, Phil AUG de RADIO MUSICOS, dans son émission « Une Heure Avec … » a réalisé, dans la bonne humeur et à l’abri du chant des cigales, une intervew de Steelcox, ce chanteur français, auteur-compositeur de nombreuses chansons dont les inspirations proviennent du Blues, de la Country Music, de la Soul et de la musique Pop-Rock. Le tout, chanté en français !

RADIO MUSICOS c’est aussi des émissions diffusées sur RADIO SUD FRANCE de Nice à Montpellier et sur toute la région Occitanie, Perpignan, Bayonne, Toulouse, etc. … et sur IDF RADIO pour Paris Ile-de-France et prochainement sur la Champagne Ardennes à Reims.

Cette interview diffusée ce 20 juillet 2017 à 20 h 30 sur RADIO MUSICOS est disponible en écoute sur https://www.steelcox.com en page d’Accueil.

Vous entendrez « Mon Coeur Western« , « Eva« , « Les Lumières du Highway« , « On nous aime« , « Voleur de Femmes » et, pour finir ce bon moment, « Années 80 » en hommage aux années 80 et à Coluche.

Steelcox répond à cette interview de Phil AUG sur RADIO MUSICOS en évoquant son actualité musicale, son long parcours, la création de ses chansons, ses activités d’acteur et de scénariste …

Bonne écoute et à bientôt !

Label Coxymusique
www.steelcox.com


Steelcox – Liens d’écoute sur Spotify


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Les liens d’écoute de Steelcox sur Spotify

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EP « Shooting » :

 

 

EP « Mon côté Rock n’ Roll » :

 

 

Album « Vintage » :

 

 

Single « Pas loser » :

 

 

Album « Voleur de femmes » :

 

Site officiel : www.steelcox.com


Steelcox chez Reverbnation


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Steelcox, a French singer and songwriter from Paris …

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Steelcox présente son nouveau titre « Mon côté Rock n’ Roll »


 Steelcox présente son nouveau titre « Mon côté Rock n’ Roll »
disponible en écoute sur Deezer

La création artistique serait-elle à l’origine de solutions économiques ?

 

La sortie est imminente donc ! Où pourra-t-on se procurer ce nouveau titre ?

Steelcox : Cette nouvelle chanson, écrite en collaboration avec le compositeur Frédéric Bertrand, sera disponible très prochainement sur les principaux sites de téléchargement. C’est en cours de distribution.

Cette nouvelle chanson n’est-elle pas un bel hommage rendu à Elvis Presley et à la création artistique ?

Steelcox : Et oui, chacun l’aura deviné, j’ai voulu par le texte de cette chanson rendre un modeste hommage, très largement mérité, à l’une de mes plus grandes idoles, Elvis Presley. C’est bien sûr « mon côté Rock n’ Roll » qui m’a poussé à le faire, c’est évident ! (rires). La musique de cette chanson n’est pas du pur Rock n’ Roll parce que j’ai tenu à faire différemment ! Et derrière tout ça, j’ai voulu également rendre un hommage à la création artistique qui fut à l’origine d’une économie autour de la musique, surtout à cette époque.

Et pour quelles raisons ?

Steelcox : Cela non seulement pour la carrière internationale qu’on lui connait, mais surtout pour les qualités humaines de la personne, de l’artiste et pour cette voix inoubliable qui a marqué mon enfance.
Elvis est le chanteur « tout-en-un » selon moi et quand on l’observe professionnellement il est une richesse d’enseignements.

Son activité artistique, parallèlement à celle de nombreux autres artistes, a été à l’origine d’une économie pour le cinéma et pour toute la filière musicale, à son époque et même encore aujourd’hui.
Que savez-vous de lui que l’on n’ait pas déjà lu dans la presse ?

Steelcox : Evidemment, Elvis appartenait à la génération qui précédait la mienne. De plus, parce qu’il était une méga star américaine et mondiale, je n’ai pas eu la chance de le rencontrer ! C’est de sa faute ! (rires)
Par contre, j’ai eu la chance que l’on m’ait fait rencontrer à Paris une femme américaine qui avait été proche d’Elvis. A l’époque, elles étaient deux copines qui faisaient partie du groupe de fans qui suivaient le plus souvent possible Elvis dans ses tournées. Elles étaient souvent invitées chez lui à Graceland avec la bande de copains qui entourait le King.
Elle a eu la gentillesse de répondre à mes nombreuses questions et m’a parlé d’Elvis comme d’un garçon adorable qui savait être généreux avec ceux qui étaient en difficulté autour de lui ainsi qu’avec certains de ses compositeurs. Elle m’a rapporté ce qu’il disait souvent : « … j’ai connu la grande pauvreté et la grande richesse, c’est pourquoi je comprends très bien toutes les situations de la vie ». Elle me disait qu’à la fin de ses concerts, lorsque le spectacle était terminé et que les musiciens étaient partis, Elvis se mettait au piano et chantait en acoustique pour les fans qui étaient restés dans la salle et le rejoignaient sur scène. Selon elle, lorsqu’Elvis apprit un jour que les deux copines n’avaient pu rejoindre la tournée, il aurait envoyé son jet privé appelé « Lisa Marie » du nom de sa fille,  pour aller les chercher ! Fantasme ou réalité, je l’ignore. Mais un tel comportement ne semble pas très éloigné du personnage. De plus, n’oublions pas que nous sommes ici dans une autre dimension !

ElvisEt la voix d’Elvis ?

Steelcox : Ah oui, Elvis avait un timbre de voix immédiatement reconnaissable, très agréable, une voix juste, profonde et pleine d’émotion. Elvis était un Blanc qui savait chanter comme un Noir ! J’aime souvent revoir en DVD, entre autres, le concert d’Hawaii de janvier 1973. Il y a 40 ans déjà ! Ce fut le premier concert retransmis mondialement par satellite. Elvis était au top de sa forme !

Ses influences sont multiples : Gospel, Spiritual, Country, Blues, Rhythm and Blues, Hillbilly mais aussi des styles aussi variés que le Bel Canto ou la chanson populaire. C’est dans ce creuset qu’il va créer son propre style unique qui va enflammer toute la planète.

Même si ses parents n’étaient pas très croyants, dès l’âge de deux ans Elvis était déjà imprégné de musique gospel. Il fit son éducation musicale dès 4 ou 5 ans en allant tous les dimanches avec ses parents à la « First Assembly of God Church » de Tupelo. C’était une communauté à l’origine de baptistes blancs au milieu de Noirs. Les chœurs, teintés de gospel et de spirituals, y étaient chantés avec beaucoup de ferveur. Mais lorsque son père rentrait le soir avec son camion, Elvis s’asseyait à la place du conducteur pour écouter pendant des heures la radio. Des stations « blanches » émettaient de la musique Country et Western et des stations « noires » tentaient de promouvoir les musiciens noirs. Elvis qui n’avait pas de préjugés raciaux assimila toute cette musique et c’est peut-être par attrait de l’interdit que lui vint cette prédilection pour le Blues et le Rhythm and Blues, alors méprisés des Blancs et traités de « race music ». C’est à son 11ème anniversaire que ses parents alors très pauvres lui ont offert une guitare à la place du vélo tant désiré. Ses parents lui ont appris quelques accords et Elvis s’est exercé à jouer et à chanter les chansons qu’il entendait à la radio …

Elvis était issu d’un contexte social particulier ?

Steelcox : Oui, Elvis est né le 8 janvier 1935 à Tupelo dans le Mississipi. Il est issu d’un milieu très pauvre, proche de la culture noire, qu’il n’a jamais renié. Il est toujours resté honnête malgré les difficultés financières de sa famille. Elvis était un garçon plutôt solitaire qui était très proche de sa mère qu’il aimait beaucoup. Il avait un frère jumeau Jesse Garon Presley hélas décédé à la naissance. Elvis était très timide et c’est quand il s’est aperçu qu’on aimait l’entendre chanter en s’accompagnant à la guitare qu’il a pris confiance en lui. Plus tard en 1948, ses parents ont déménagé pour Memphis pour trouver du travail. Elvis avait 13 ans. Adolescent, il allait souvent à Beale Street à Memphis écouter des chanteurs de Blues comme le faisaient BB King et d’autres musiciens. Plus tard, quand il devint populaire, il y achetait ses vêtements.

Il faut rappeler qu’à l’époque le racisme sévissait à tel point que des parents s’inquiétaient de voir leurs enfants écouter de la musique noire souvent considérée comme la musique du diable ! Oui c’était à ce point-là ! Ils ignoraient alors qu’à l’origine toute l’humanité était noire ! Nous étions dans les années 1950 dans le sud des Etats-Unis ! Au moment où le Rock n’ Roll a explosé la société américaine a pris conscience de l’étendue du problème racial qui la divisait. Malgré tout, au fil de la décennie, à Memphis dans le Tennessee, dans le Mississipi et un peu partout dans le sud, de nombreuses mères de familles blanches achetaient des disques de musique noire pour leurs enfants en déclarant que c’était pour leurs domestiques ! Dans certaines familles, les enfants devaient cacher à leurs parents leurs disques de Little Richard, de Chuck Berry ou Bo Diddley. Dans le sud profond, certains vont même jusqu’à casser ou bruler des disques de Rock n’ Roll afin de ne pas compromettre la « santé mentale » de leur progéniture ! Incroyable ! Cette hystérie marquait le manque d’ouverture de toute une partie de la société à la modernité musicale issue des marges noires, blanches, rurales et pauvres. Pourtant la révolution du Rock n’ Roll était bel et bien en marche. Ce sont les chanteurs blancs comme Bill Halley puis Elvis Presley qui ont fait accepter sans s’en rendre compte les chanteurs noirs tels que Little Richard, Chuck Berry ou Bo Diddley qui auraient eu de grandes difficultés à percer de la même façon des années auparavant.

Comment Elvis a-t-il été découvert ?

Steelcox : Sam Phillips, qui avait été auparavant employé d’une station de radio, devint le propriétaire du « Sun Studio » en 1951 à Memphis, au 706 Union Avenue.

Il avait créé ce studio afin d’enregistrer les jeunes chanteurs noirs inconnus qui n’avaient pas les moyens d’aller enregistrer à Chicago. Il revendait ensuite les disques à des grandes firmes mais n’en tirait que de faibles profits. Il a été le premier à travailler avec des musiciens inconnus comme B.B. King ou Little Junior Parker.

Après Elvis, Sam Phillips enregistra des artistes comme Johnny Cash, Carl Perkins, Jerry Lee Lewis, Roy Orbison, Charlie Rich …

 

 

Pour se faire un peu plus d’argent, pour 4 dollars il proposait à chacun de réaliser son enregistrement pour les anniversaires et les mariages.

C’est en juillet 1953, qu’Elvis se présente pour enregistrer 2 chansons pour l’anniversaire de sa mère qui, il est vrai, n’aura lieu que 2 mois plus tard. On pense qu’Elvis a pris ce prétexte pour approcher le studio sous les meilleurs aspects. De son côté, Sam Philipps ne cessait de dire à sa secrétaire Marion Keisker « si seulement je trouvais un Blanc qui ait la voix et le feeling d’un Noir » !
Marion Keisker est très impressionnée par cette voix rauque et profonde si bien qu’elle présente à Sam Phillips un enregistrement supplémentaire. Il faudra encore qu’Elvis se présente deux fois au Studio Sun pour que les fils se dénouent. C’est l’année suivante, en juin 1954, que Marion Keisker insista auprès de Sam Phillips pour qu’il lui propose une nouvelle chanson alors que Sam Phillips jugeait Elvis pas assez mûr. Le résultat ne fut pas convainquant mais Sam Phillips savait qu’il tenait-là un phénomène. Il présenta Elvis à Scotty More et Bill Black, respectivement guitariste et bassiste qui travaillaient avec Sam Phillips au studio Sun. Malgré quelques mois de travail avec Elvis rien n’avait avancé.

C’est le soir du 5 juillet 1954, Phillips est fatigué dans la régie après quelques tentatives infructueuses pendant que Moore et Black sont en pause, Elvis prend sa guitare et se met à jouer sans contraintes un morceau qui s’appelle « That’s All Right Mama », un Blues d’Arthur Crudup, le compositeur préféré d’Elvis. Moore et Black se joignent à lui et quelques secondes plus tard Sam Phillips sur le bas de la porte demande enthousiasmé « Que jouez-vous là ? ». Peu après la chanson est sur la bande ! Le weekend suivant on enregistre la face B avec « Blue Moon Of Kentucky ». C’est ce mélange de Country et de Blues qui allait marquer un nouveau départ dans l’histoire de la musique.

 

Disque SunLe 8 juillet, Sam Phillips apporte la démo de « That’s All Right Mama » au Disc-Jockey Dewey Phillips (aucun lien de parenté entre les 2 hommes) de la station WHBQ à Memphis. Dewey diffuse la chanson dans son émission « Red, Hot and Blue ». C’est le miracle et le téléphone sonne sans arrêt. Le résultat est grandiose et la radio est submergée d’appels téléphoniques et doit repasser le morceau une quinzaine de fois dans la journée. Avant même que le disque soit pressé l’avalanche se déclenche et l’on compte déjà 5000 commandes. Gladys Presley va chercher son fils Elvis au cinéma pour le conduire à la radio. Dewey fait semblant d’avoir son micro fermé et pour détendre Elvis, il ne lui dit pas qu’il est à l’antenne. Elvis répond gentiment aux questions.

C’est en apprenant lors de cette interview qu’Elvis avait fait ses études secondaires à la Humes School que les auditeurs surpris comprennent qu’Elvis n’était pas un Noir.

Sam Phillips, eut ensuite beaucoup de contrats d’artistes à gérer.

Au tout début, c’est Scotty Moore qui prit le rôle de manager. Puis la tache revint à Bob Neal qui, dépassé par cette spirale du succès, présenta Elvis au fameux Colonel Parker qui n’avait pas plus le grade de colonel que vous et moi ! C’était un irlandais très malin et rusé qui travaillait dans le cirque, les foires et organisait également des concerts de groupes locaux. Il avait la bosse du commerce et développa les ressorts du marketing en travaillant avec Elvis. C’est tout de même le colonel Parker qui fit qu’Elvis signa plus tard avec la célèbre maison de disques R.C.A..

Quel rôle les radios de l’époque ont-elles joué dans tout ça ?

Steelcox : Le Rock n’ Roll était un phénomène adolescent et les disc-jockeys étaient les passeurs, souvent anonymes, de la révolution Rock n’ Roll ! Les ondes étaient indifférentes à la couleur de peau. Il y avait plusieurs radios.

A Nashville, dès 1946, la radio WLAC abolissait les barrières raciales. Ses disc-jockeys diffusaient du Rhythm and Blues, un genre encore inédit. A Memphis, la radio de Dewey Phillips, la WHBQ fut la première à diffuser un mélange de genres.

Début 1950, la radio noire WDIA capte la primeur d’un Sud très créatif et avec son émetteur de 50 000 Watts fait rayonner le Blues de Memphis, des confins du Missouri aux bouches du Mississipi. Elle avait fait scandale en ouvrant l’antenne à des DJ noirs comme BB King. Plus tard, Elvis participa aux œuvres caritatives de cette radio et contribua avec les artistes, musiciens, disc-jokeys et producteurs à l’impact immédiat de ce nouveau creuset musical.

Le disc-jockey Alan Freed « Mister Rock n’ Roll » sur les ondes de WJW à Cleveland a grandement contribué à faire découvrir le Rock n’ Roll aux adolescents noirs et blancs. Bien que Freed préférait diffuser les originaux Noirs il diffusait également les artistes Blancs. Il organisait également des concerts qui déclenchaient des émeutes musicales.

Ces radios faisaient de la publicité aux commerçants locaux qui sponsorisaient les émissions. Puisque les disc-jockeys s’adressaient aussi bien aux jeunes adolescents solitaires qui écoutaient la radio en cachette dans leur lit qu’aux plus âgés qui préféraient s’isoler dans une voiture pour écouter leurs émissions, ils étaient courtisés par les producteurs, les attachés de presse et les distributeurs.

Le premier à diffuser le premier disque d’Elvis fut Dewey Phillips sur la radio WHBQ de Memphis avec le prototype du disque « That’s All Right Mama », ce Blues d’Arthur Crudup, quelques jours après son enregistrement au Studio Sun. Dewey Phillips était l’ami et l’oreille avertie de Sam Phillips du Studios Sun Records. Elvis se produit dans les collèges et les boîtes de nuit. Le 45 tours sera classé premier des « Memphis Country and Western-Charts » et apparait à Nashville et à la Nouvelle Orléans.

C’est après avoir essuyé un rude échec lors de sa prestation au « Grand Ole Opry » de Nashville, la Mecque de la musique Country, que sa carrière démarre vraiment et qu’Elvis ne rencontre plus que des succès …
On vous souhaite bonne chance pour ce nouveau titre !

Steelcox : Merci beaucoup ! Cette musique fut, aux Etats-Unis et dans le monde entier, génératrice d’une économie qui faisait travailler, en plus des musiciens et de toute la filière musicale, de nombreuses personnes dans différents secteurs d’activité. De plus, elle symbolise la fête et la jeunesse. Aujourd’hui, il faut espérer pour l’avenir que la création musicale et la création en général suscitent à nouveau autant d’intérêt car, à mon humble avis, elles sont à l’origine de solutions économiques dans tous les domaines d’activités. La musique demeure, les souvenirs aussi, et je suis parmi les premiers à s’en réjouir !

Steelcox

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Steelcox – Coxynewsletter de Janvier 2013


SteelcoxPour celles et ceux qui s’intéressent à l’actualité de Steelcox, voici le lien vers la CoxyNewsletter de Janvier 2013.

La plupart des articles sont traduits en anglais à l’attention des fans anglophones :

http://www.steelcox.com/Coxynewsletter/janvier2013/index.html

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A très bientôt,

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Steelcox – Quelles diffusions radios pour les nouveaux chanteurs français autoproduits ?


Et si les nouveaux chanteurs français n’étaient plus diffusés en radio ?

On peut se demander si les stars de la chanson française qui ont débuté dans les années 60 auraient vu le jour en démarrant leur carrière aujourd’hui !

Pour information voici sur le blog de Steelcox, cet article emprunté exceptionnellement au site de Télérama :

 

La musique à la radio, bonjour business ?

ENQUÊTE | Face à la concurrence des sites d’écoute, la plupart des stations privées privilégient le marketing au détriment de la création. Le mythe du programmateur découvreur est à l’agonie…

Le 13/10/2012 à 00h00 
Valérie Lehoux – Télérama n° 3274

 

« Si vous m’appelez de la part de Laurent, c’est que vous devez être fiable… Alors OK, on va se parler. Mais en off. » Confiance ? Méfiance ? Pendant des années, cet ancien salarié de maison de disques a fait le tour des radios pour y placer ses artistes. « Qu’est-ce que vous voulez savoir ? Combien on met sur ou sous la table pour décrocher de l’airplay ? Je vais vous raconter, mais j’insiste : je ne veux pas être identifié. » Message reçu. D’autant qu’Etienne – nom d’emprunt, cela va de soi – ne sera pas le seul à témoigner sous couvert d’anonymat (sans compter ceux qui devaient rappeler… et qui ont dû rester coincés sous un tunnel). Vu de l’extérieur, ça peut sembler grotesque. Car de quoi parle-t-on ? des frégates de Taïwan ? Non, juste des programmations musicales des radios. Sauf qu’elles recouvrent de gros enjeux financiers pour l’industrie phonographique – les diffusions radio restant le principal moteur d’achat des disques. Et qu’elles reposent sur des pratiques pas toujours très avouables.

LA RADIO POUR LES NULS

Playlist : liste des chansons diffusées sur une radio, en dehors des choix des chroniqueurs ou des invités d’émissions (par      exemple, les artistes reçus dans On connaît la musique, sur Europe 1, ne figurent pas forcément dans la playlist).

Programmateur(trice) : personne de la radio chargée de sélectionner les titres de la playlist et de les placer à l’antenne.

Airplay : nombre de diffusions d’une chanson sur les radios.

Test : sondage (souvent hebdomadaire) commandé par les radios pour mesurer la popularité des chansons.

Call out : sondage par téléphone.

Posons le décor : d’un côté, les stations musicales type NRJ, Fun, RFM, Chérie ou Skyrock, qui assurent à elles seules l’essentiel des rotations (un titre peut passer quinze fois par jour sur une même antenne) ; de l’autre, les généralistes, RTL, France Inter ou Europe 1, qui ne programment que peu de musique, mais peuvent avoir, elles aussi, un vrai pouvoir de prescription auprès de leur public. Ces deux familles, aux antipodes l’une de l’autre, se subdivisent en deux autres branches : les stations publiques, subventionnées par l’Etat (comme Fip), et les privées, financées par la pub — donc tributaires de l’audience. L’immense majorité des radios musicales est privée ; c’est surtout de celles-ci que nous allons parler.

Les rapports de force et les copinages ont 
toujours existé, y compris au temps des yéyés.

Depuis belle lurette, elles ont fait leur Yalta et se sont partagé les ondes. Pour NRJ, les gros hits ; Skyrock, les musiques urbaines ; Fun, la dance ; Nostalgie, les vieux tubes ; RTL2, la pop rock « adulte »… Avec un brin de naïveté, on imaginerait bien ce petit monde cohabiter en bonne intelligence, et les différents programmateurs passer leur vie à écouter scrupuleusement les nouveautés dans leurs bureaux capitonnés pour choisir leurs coups de coeur, dans la couleur qui est la leur et le respect des quotas imposés par la loi (en théorie : un minimum de 40 % de chansons d’expression française (1) ).

« Ça, c’est la version officielle, “Alice au pays des merveilles” ! » Etienne sourit… Hormis la parenthèse enchantée des radios libres et des débuts de la FM (où la diversité et l’audace s’étaient brièvement emparées des ondes), la programmation musicale n’a jamais été une bulle d’innocence et de transparence — les rapports de force et les copinages ont toujours existé, y compris au temps des yéyés. Et, depuis vingt bonnes années, les relations entre radios et maisons de disques n’ont plus cessé de se tendre. La faute, d’abord, à la concurrence. « Avec l’explosion des FM à la fin des années 1980, les radios ont commencé à flipper, reprend notre homme. Elles se sont mises à scruter ce qui marchait aux Etats-Unis pour diffuser les mêmes morceaux. Si on voulait placer nos disques français, on avait intérêt à se mettre les programmateurs dans la poche ! »

C’est là que le bât a commencé à blesser : « On leur offrait des petits cadeaux, genre concert à New York ou objets rares, comme un chapeau de Madonna [que certains ont revendu près de trois mille ­euros sur eBay, NDLR]. On leur proposait aussi des opérations pour animer leur antenne : par exemple, faire gagner aux auditeurs cinquante paires de baskets, des chaînes hi-fi ou même… des voitures. On finançait le tout et, en contrepartie, nos disques étaient diffusés. A cette époque, l’argent dégoulinait des murs des maisons de disques. » On ose à peine poser la question : y a-t-il eu des enveloppes glissées en douce pour obtenir des entrées en playlist ? « Franchement, je n’en ai pas vu. C’était un peu plus subtil que ça. » Deux jours plus tard, un important programmateur éclatera de rire en nous affirmant le contraire. « Evidemment qu’il y en a eu ! C’est un secret de Polichinelle. » Mais l’aveu, bien sûr, restera off.

« Les programmateurs cherchent à se
 rassurer en se copiant les uns les autres. »

Autres temps, autres mœurs. Depuis six ou sept ans, l’industrie du disque est en pleine déconfiture, ses budgets fondent comme neige au soleil et les enveloppes, si elles ont existé, ne circulent plus. Mais la crise n’a pas tout assaini car, dans le même temps, les radios musicales ont, à leur tour, été frappées par la morosité. Globalement, leurs audiences s’effritent et la concurrence s’accroît avec l’essor de YouTube, Deezer, ou autres plates-formes d’écoute à la demande. Les programmateurs ont les nerfs à vif. « Je ne les ai jamais vus aussi tendus, confirme l’un de nos interlocuteurs, qui travaille dans le disque depuis plus de vingt ans. Comme ils ont peur de perdre leur place, ils cherchent à se rassurer en permanence en se copiant les uns les autres. Ils construisent leurs playlists non plus à l’oreille, mais en fonction d’outils marketing devenu rois : les tests. Ce n’est pas nouveau, mais leur usage s’est généralisé. »

 

On s’est fait répéter quatre ou cinq fois en quoi ça consistait, tellement cela nous paraissait surréaliste ; et, pour chasser les derniers doutes, on a obtenu plusieurs de ces tests, classés confidentiels. C’est donc vrai : les radios musicales organisent très régulièrement (souvent toutes les semaines) des sondages sur la popularité des chansons qu’elles diffusent, en faisant écouter aux personnes interrogées… sept à dix secondes de chaque titre ! Xavier Jolly, l’actuel directeur artistique d’Europe 1, explique : « C’est comme quand Danone ou Coca-Cola lancent un nouveau produit : ils testent tout de suite les réactions des consommateurs. » Le plus souvent, ces « tests » se déroulent par téléphone — plus rarement, dans des auditoriums — ; ils sont réalisés soit par des instituts spécia­lisés, soit par les radios elles-mêmes. Concrètement, au bout du fil, le cobaye doit écouter les extraits et répondre par un « connais » ou « connais pas » ; un « j’aime » ou « j’aime pas » (avec des gradations : un peu, beaucoup, passionnément…). Les titres les moins bien classés seront susceptibles de quitter la playlist la semaine suivante ; les mieux notés auront toutes les chances d’être surdiffusés, ce qui renforcera encore leur cote dans le prochain sondage…

L’an dernier, Gwen Brot s’occupait du marketing d’antenne sur BFM TV – les pubs qui cinglent l’écran, c’est lui. Désormais, il dirige l’antenne de Chérie FM, avec des méthodes assez similaires : par deux fois, ces six derniers mois, il a demandé à faire réenregistrer des morceaux pour que le nom de sa radio y figure ! Sur son antenne, la jeune Manon chante désormais « Kiss me kiss me sur Chérie FM ». Idem pour Merwan Rim, nouveau héros des cours de récré. « Quand je veux vraiment identifier un artiste à ma radio, je lui propose d’associer nos deux marques. Evidemment, je ne peux le faire qu’au compte-gouttes, mais cela nous renforce mutuellement », déclare Gwen Brot. Du « win-win », comme disent les gens de marketing.

« Et alors, où est le problème ? » Dans son grand bureau clair de la rue Bayard, Jérôme Fouqueray, qui dirige Fun Radio et RTL2, ne rougit pas une seconde quand on lui parle de test. Pas plus que son confrère de Skyrock, Laurent Bouneau, ou celui de NRJ, Morgan Serrano. Les trois hommes assument pleinement le fait de s’en servir… mais avec discernement. « Les tests sont un indicateur intéressant, mais jamais suffisant, assure Fouqueray. Ils sont inutiles sur les archinouveautés : tant qu’un titre n’a pas été entendu par un million de personnes au moins, les sondages ne sont pas probants. »

Pour lui, comme pour Bouneau et Serrano, les tests n’interviendraient donc que dans un second temps, pour valider ou invalider une programmation déjà à l’antenne — ce que nous ont confirmé plusieurs témoins. Mais d’autres stations (comme Chérie FM) les utilisent en amont pour décider des entrées en playlist. « Mauvais calcul !, assure Laurent Bouneau. Cela peut être rassurant sur le moment, mais totalement contre-productif. C’est comme conduire une voiture en regardant dans le rétroviseur… Immanquablement, on finit dans le mur. C’est un métier difficile, qui repose toujours sur des paris. » On aurait aimé avoir à ce sujet l’opinion de Virgin Radio : nos appels sont demeurés lettre morte.

« Quand une radio diffuse l’un de mes titres, 
je lui achète des écrans de pub pour enfoncer le clou. »
 Un producteur

« Mettez-vous en tête que nous sommes des médias commerciaux, qui reposent sur l’audience, reprend Jérôme Fouqueray. Alors oui, il m’arrive de sortir un titre parce qu’il « teste » mal. Nous n’allons pas diffuser des chansons que nos auditeurs n’aiment pas en espérant qu’ils changent d’avis, pendant que nos concurrents s’alignent sur les attentes du public ! » Argument difficile à contrer. D’ailleurs, tous les acteurs du secteur semblent l’avoir intégré. Un producteur : « Quand une radio diffuse l’un de mes titres, je lui achète des écrans de pub pour enfoncer le clou. Ça dope la notoriété de ma chanson, donc ses tests. Et ça allonge sa durée de vie radiophonique. » Certains vont plus loin : nous avons eu entre les mains un sondage émanant d’une maison de disques (donc financé par elle) et attestant que ses artistes collaient à la cible d’une grande station. Une étude de marché, en somme, comme argument ultime pour obtenir des diffusions. Rien d’artistique là-dedans.

Fini, donc, l’image fantasmée du programmateur guidé par ses seules oreilles. « Et les partenariats, vous savez comment on les obtient ? » Une fois de plus, Etienne — l’homme qui tient tant à son anonymat — nous alerte. Jusqu’ici, nous savions juste qu’être partenaire d’un artiste permettait à une radio de décrocher une interview exclusive, d’organiser un concert privé ou de faire gagner des albums à ses auditeurs… Mais nous ignorions à quel point les négociations étaient serrées. « C’est du donnant-donnant, nous explique un professionnel. Si une station veut être partenaire de Johnny ou de Madonna, elle devra en échange entrer dans sa playlist un jeune artiste du même label. Et si le label conclut un partenariat ailleurs, la radio se vengera en boycottant ses autres chanteurs. » Loi du talion ? A NRJ, Morgan Serrano modère… à peine : « Je refuse ce genre de méthode, car ce serait punir l’auditeur. En revanche, je m’en souviendrai quand la maison de disques viendra me solliciter pour autre chose… Si je ne suis pas dans ses priorités, elle ne sera pas dans les miennes. » Bienvenue chez les Bisounours.

Et ce n’est pas tout : il existe une autre forme de partenariat qui fait grincer des dents, les coexploitations. Le principe (qui ne date pas d’hier, mais est en plein renouveau) est partout le même : une radio décide de soutenir un chanteur à travers sa playlist et des pubs qu’elle lui vend à prix réduits ; en contrepartie, elle se rétribue en touchant un pourcentage sur les ventes de disques, avec souvent un minimum garanti. En somme, plus une radio passe un titre, plus elle l’aide à se vendre, et plus elle a de chances de toucher de l’argent !

« YouTube et les autres sites représentent
 un défi important, d’autant qu’ils ne sont pas 
soumis aux mêmes contraintes de quotas. »
Laurent Bouneau, l’homme de Skyrock.

Il y a quelques années, dans un milieu du rap où règne l’omerta, le groupe La Rumeur avait fait sensation en critiquant les pratiques de Skyrock, qu’il accusait quasiment de racket. Dans le collimateur, Laurent Bouneau a toujours démenti : « Pour être honnête, j’ai dû le faire deux ou trois fois en vingt-cinq ans. Je ne rançonne pas les groupes. Si je le faisais, je perdrais ma liberté. » On n’a pu vérifier ni les allégations des uns, ni les dénégations des autres. Si la pratique existe ici ou ailleurs (ce qui ne fait guère de doute), elle reste discrète (2) .

A ce stade, on peut tout imaginer, y compris le pire : que les « enveloppes » d’hier soient finalement réapparues sous forme de coexploitations ou d’achats de publicités. Mais ce serait aller trop loin : aucun de nos interlocuteurs n’a vécu pareil cas depuis au moins dix ans. « Les labels ont beau essayer, nos playlists ne sont pas à vendre, assure le directeur d’antenne de Fun et de RTL2. Cela dit, je reconnais que tout repose sur la rectitude des intervenants… » Un patron de label confirme : « Même si je propose une coexploitation à une station ou que je lui achète une grosse campagne de pub, je ne la forcerai jamais à diffuser une chanson dont elle ne veut pas. Les enjeux d’audience sont devenus trop importants. »

Il est vrai qu’à part NRJ, à qui tout réussit ces temps-ci (3) , les radios musicales sont soumises à une pression inédite. Virgin Radio, à la dérive depuis plusieurs années, devrait bientôt changer de mains et de format. Les autres campent sur leurs territoires, observant les lendemains avec inquiétude. « YouTube et les autres sites représentent un défi important pour nous, d’autant qu’ils ne sont pas soumis aux mêmes contraintes de quotas, explique Laurent Bouneau, l’homme de Skyrock. Je ne pense pas qu’à l’avenir tout le monde pourra coexister. » Un observateur renchérit : « Le métier traverse une crise conjoncturelle et structurelle. Les radios sont archi frileuses, elles ne cherchent plus que des morceaux de « flux », antizapping, sans personnalité… Mais, à terme, cela risque de détourner encore plus de jeunes, qui iront chercher l’originalité sur le Net. Comment briser le cercle vicieux ? » Dans le contexte actuel, on se le demande.


LA FAUTE AUX CHANTEURS

Marc Thonon dirige Atmosphériques (qui a produit Louise Attaque, Abd al Malik, Barbara Carlotti ou Charlie Winston) et préside la SPPF (Société civile des producteurs de phonogrammes en France), regroupement de labels indépendants. S’il déplore qu’on entende peu de chanteurs français sur les FM, il n’incrimine pas que les radios.
« Je me dois de le dire : nous avons un problème de production. 90 % des jeunes artistes que je reçois veulent chanter en anglais (quand ils viennent, je fais le rendez-vous en anglais… et c’est cocasse !). Ils disent avoir une culture anglo-saxonne ? Mais Souchon ou Louis Chedid l’avaient avant eux, et ils ont toujours fait l’effort d’écrire en français. Ils rêvent d’une carrière internationale ? Mais pour un Phoenix qui tourne aux Etats-Unis, combien de groupes végètent ? Dans le même temps, ceux qui font de la chanson haut de gamme, en français, acceptent rarement les formats radio. C’est pourtant excitant de travailler une chanson pour qu’elle ait les codes, la structure adéquate pour entrer sur les ondes. Matthieu Chedid ou Gaëtan Roussel l’ont bien compris… avec les succès que l’on sait. »

A lire aussi > Musicales contre généralistes, le choc des cultures
(1) Le CSA veille au respect de ces quotas et peut imposer des sanctions aux récalcitrants (de la mise en garde à la suspension d’antenne).

(2) Exception à cette discrétion : Europe 1 reconnaît signer deux ou trois coexploitations par an pour de jeunes talents « coup de coeur ». Dans ce cas, elle s’engage fortement : elle ne récolte que très peu d’argent vu le niveau des ventes. Personne ne s’en plaint. Les labels jouent même des coudes pour signer des partenariats de ce genre.

 

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Steelcox – Coxynewsletter de Septembre 2012


SteelcoxPour celles et ceux qui s’intéressent à l’actualité de Steelcox, voici le lien vers la CoxyNewsletter de Septembre 2012.

La plupart des articles sont traduits en anglais à l’attention des fans anglophones :

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Steelcox – Spectaculaire – La journée professionnelle


 

Spectaculaire – La journée professionnelle

Steelcox a eu le plaisir d’assister ce vendredi 21 septembre 2012 à La Journée Professionnelle qui s’est tenue à la Rotonde de la Villette, Place Stalingrad à Paris 19ème.

Les porteurs de projets artistiques franciliens de toutes disciplines ont pu assister gratuitement à des conférences, des ateliers et des rencontres professionnelles. La mission de Spectaculaire  c’est la rencontre entre un artiste, un lieu de diffusion et le public.


La Conférence :
« Les clés pour travailler en Europe en tant qu’artiste »

Cette conférence était organisée par Pôle Emploi et EURES et se tenait à l’Atrium de la Rotonde.

Vous êtes artiste et vous souhaitez partir travailler en Europe, le programme EURES (EURopean Employment Services) est un réseau de coopération entre les services publics de l’Emploi de l’Union Européenne (UE) et des pays de l’Association de libre échange (AELE). EURES a pour but de faciliter la mobilité des travailleurs au sein de tous les pays membres de l’UE et de l’AELE :

EURES soutient la mobilité et s’engage pour que les accès au marché du travail des Etats partenaires d’Europe soient garantis équitablement à tous les citoyens intéressés par la mobilité. EURES veut intensifier les échanges interrégionaux et transfrontaliers des offres d’emploi et des demandes d’emploi. EURES s’emploie à augmenter la transparence et l’échange d’informations sur les marchés européens du travail en fournissant des renseignements de base sur les conditions de vie et de travail ainsi que sur les questions d’assurances sociales des Etats partenaires.

Les intervenants étaient :
Laure Detalle-Moreau, présentation Pôle Emploi Spectacle
Elisabeth Coubray, présentation EURES
Jacques Geay, indemnisation et mobilité
Bernadette Fouquet, prestation de service et cotisations
Anaïs Lukacs, présentation On The Move et BAAPE
Conseillers EURES étrangers, pour leurs témoignages

Les Ateliers :

1. Pour les professionnels du Spectacle Vivant :
Quelles formations professionnelles et quels financements ?

Cet atelier était organisé par l’AFDAS. L’AFDAS et Pôle Emploi ont signé une convention-cadre nationale pour la promotion de l’emploi, le développement des compétences et l’accompagnement des transitions professionnelles dans les secteurs de la culture, de la communication.

Cet atelier a dressé le panorama des financements de formation pour :

–       Les demandeurs d’emploi : POE, contrat de professionnalisation, congé individuel de formation CDD, droit individuel à la formation.
–       Les intermittents du spectacle : plan de formation, période de professionnalisation, droit individuel à la formation, congé individuel de formation.

Les intervenants étaient :
Valérie Schaekowiez et Chantal Brancier de l’AFDAS
Arlène Savoy-Rodange de Pôle emploi

 

2. Les Aides à la Création pour les Interprètes ou Comment Financer son Projet ?
Atelier organisé par la SPEDIDAM

La SPEDIDAM (Société de Perception et de Distribution des Droits des Artistes Interprètes) est une société de gestion collective des droits de propriété intellectuelle qui gère les droits des Artistes Interprètes en matière d’enregistrement, de diffusion et de réutilisation des œuvres.

Elle répartit des droits à 74.000 artistes, dont 32.000 sont associés. En conformité avec la loi de 1985, elle affecte une part des sommes qu’elle perçoit à des aides à la création, à la diffusion du spectacle vivant et à la formation des artistes. Par ces actions, la SPEDIDAM est un partenaire important du secteur culturel, en 2010 plus de 40.000 représentations ont été soutenues par son aide.

Monsieur Jean-Paul BAZIN, Président, a présenté la SPEDIDAM, son organisation, la perception et la répartition des droits, les actions menées pour soutenir la création, la diffusion du spectacle vivant et la formation d’artistes

Les intervenants :
Jean-Paul BAZIN, Président de la SPEDIDAM

 

3. Le Mécénat Participatif, Comment ça marche ?
Atelier organisé par ULULE

ULULE s’est donné pour mission de faciliter le financement de projets créatifs ou innovants en mettant en relation des porteurs de projets et des internautes.

Le site se positionne comme un écosystème dynamique de crowdfunding où bonnes pratiques et compétences s’échangent autant que soutiens financiers grâce à une interface intégrant espaces de promotion et de discussion.

L’atelier mis en place est une occasion de poursuivre ce travail directement. L’équipe d’Ulule a souhaité se mettre à la disposition des porteurs de projets potentiels en présentant une série d’études de cas.

Le crowdfunding met l’artiste face à deux enjeux : définir un projet cohérent, communiquer avant même la création du projet et être à l’écoute de ses fans.

Il est à noter que les projets soumis sur le site d’ULULE sont sélectionnés par ULULE et que les projets n’excédant pas 4.000 Euros ont relativement plus de chance d’être retenus.

Les Intervenants :
Alexandre Boucherot, co-fondateur et CEO d’Ulule
Adrien Ménard, CSO et responsable des partenariats

 

4. Comment Réussir la Communication de son projet ?
Atelier organisé par l’IESA

Artiste, porteur de projet culturel, compagnie, association ?

La communication de votre événement, de votre compagnie, de vos activités … est essentielle ! Cet atelier a pour objectif de transmettre quelques outils de la communication appliqués au secteur culturel :
–       Développer une stratégie de communication média et hors média ;
–       Optimiser une communication web : utilisation des nouvelles technologies au service du projet ;
–       Adapter ses supports de communication au public et au territoire ;
–       Cibler les partenaires media.

Les intervenants :
Arthur Carpentier, directeur du Service Communication de la Géode, ancien étudiant en 3ème cycle Conduite de projet culturel à l’IESA
Barthélémy Martinon, professeur référent IESA Culture, spécialiste de la communication et des industries culturelles.

 

5. Travailler en Europe, Oui mais Comment ?
Atelier organisé par Pôle Emploi Spectacle et EURES

Pour poursuivre la conférence du matin, il était possible de venir échanger avec les conseillers EURES, Pôle Emploi Spectacle et On the move. A l’aide de cas pratiques et d’exemples concrets, il était possible de discuter des avantages, contraintes et adaptations nécessaires au travail à l’étranger.

 

6. Pitchez votre projet

Dans les domaines du Théâtre, de l’Humour, du Cinéma et de la Musique, il était possible de soumettre préalablement sa candidature à Spectaculaire afin de présenter son projet à des professionnels, pour profiter de leurs conseils sur mesure.

15 minutes d’entretien avec les programmateurs, directeurs, conseillers de lieux emblématiques pour un regard nouveau sur son projet.

Hélas, il n’a pu être retenu que 7 porteurs de projet pour le Pitch. Reste à savoir si les 15 minutes d’entretien étaient suffisantes ?

Le jury musique :
Stefff Gotkovsky, saxophoniste, réalisateur de court-métrages et documentaires, romancier, programmateur musical aux trois baudets et, à temps perdu, disc-jockey
Fabrice Laffon, ingénieur du son et musicien, designer sonore et musical chez Sixième Son, directeur de Divan du Monde
Carine Ruszniewsky, créatrice en 2006 avec Carole Lambert de la société de production de Films en Aiguille



Le sentiment de Steelcox sur cet évènement :

Steelcox encourage vivement Spectaculaire à renouveler cette initiative.

Néanmoins, il attire son attention sur la mauvaise acoustique de l’Atrium de la Rotonde lors de la Conférence sonorisée EURES, sur la durée trop courte des ateliers de 45 mn seulement, sur la sélection limitée des porteurs de projet pour l’atelier « Pitchez votre projet » face à des professionnels. Il n’y eut que 7 porteurs de projet retenus par discipline pour une durée de pitch de 15mn seulement.

Par ailleurs Steelcox félicite Spectaculaire sur le choix des intervenants et sur le choix géographique retenus. La Rotonde de la Villette étant très facile d’accès par le métro.

Steelcox pense qu’il s’agit là d’une excellente initiative en raison de la difficulté d’obtenir les informations exhaustives nécessaires à un porteur de projet culturel.
Cette journée professionnelle a également été appréciée comme un espoir de solution à la difficulté habituelle de rencontrer et d’échanger avec des interlocuteurs professionnels avisés. Elle a aussi constitué un éclairage sur la complexité dissuasive des lois, des réglementations pléthoriques et des formalités à accomplir dans le cadre de la mise en route d’un projet culturel face à l’obstacle permanent que représente la recherche de son financement.

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Steelcox – Coxynewsletter d’Août 2012


SteelcoxPour celles et ceux qui s’intéressent à l’actualité de Steelcox, voici le lien vers la CoxyNewsletter d’Août 2012.

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Steelcox – Coxynewsletter d’Octobre 2011


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Pour donner une idée : Les premières chansons de Steelcox


Steelcox, pouvez-vous nous présenter votre album « Vintage » ?

– Oui, bien sûr ! « Vintage » est un album d’une sélection des premières chansons que j’ai écrites dans les années 80. Ces chansons n’ont jamais fait l’objet d’albums mais puisqu’elles sont toujours dans l’oreille ou sur les lèvres des connaisseurs, nous avons pensé qu’il serait bon de les faire connaître plus largement.

De plus, ça m’a fait très plaisir de sélectionner ces 11 titres car, avec eux, j’ai retrouvé des souvenirs importants auxquels mes amis musiciens de l’époque et surtout les fans ne sont pas indifférents. J’ai revu les circonstances et les moments passés à écrire ces chansons ainsi que les différentes séances de studio et, pour chacune d’elles, les musiciens qui m’entouraient à ce moment-là.

– Pouvez-vous nous en dire plus sur ces titres ? Allez, je les prends dans l’ordre du CD, Années 80 par exemple :

– C’est le premier titre de l’album, c’est un des deux rocks ternaires présentés ici. C’est un clin d’œil évident à la société des années 80 et à Coluche, une chanson sur l’actualité de l’époque. C’était pour moi la période Ysée-A et la plupart des membres du groupe étaient présents aux séances d’enregistrement. L’ambiance était très sympa et je pense qu’à l‘écoute on retrouve cet enthousiasme. En entendant cette chanson aujourd’hui, on peut se dire que finalement les choses n’ont pas vraiment changé !

– L’argent à gauche

– Et oui, c’est toujours d’actualité par ces temps de crise non ? Cette chanson à l’origine s’intitule « Un peu d’argent à gauche » mais on a pris un raccourci ! Par mesure d’économie sans doute ! :o) Je crois qu’on a tous en mémoire les recommandations de nos parents qui nous ont conseillé, aussi sagement qu’acrobatiquement, de mettre un peu d’argent de côté pour l’avoir devant soi et pouvoir se retourner ! Ce qui fut bien évidemment le cas des conseils de ma mère citée dans la chanson ! La tentation d’écrire ce titre a donc été trop forte.

Et pour ce qui est des esquimaux glacés vendus en Alaska, avec le réchauffement de la planète, finalement, je trouve qu’on n’est pas loin du compte ! Les parties de sax sont jouées par des instruments réels.

– Les essuie glaces

– Cette chanson a été enregistrée plus tard chez un ami musicien, guitariste classique, qui avait monté son propre studio. Il m’avait proposé de venir enregistrer chez lui afin de tester son nouveau matériel et les nouveaux échantillonneurs qui venaient de sortir. Nous avions travaillé avec passion jusque très tard dans la nuit. Il nous est même arrivé de passer 29 heures d’affilée dans son studio pour un autre titre, depuis l’enregistrement de toutes les parties d’instruments jusqu’au mixage final. Ce qui demande le plus de temps dans cette activité c’est très souvent la recherche et le choix des sons qui conviennent et qui nous plaisent puis les réglages techniques et le mixage final.

– L’homme est C.B.

-Avec « L’homme est C.B. » j’ai retrouvé le souvenir de mon ami Michel qui m’avait suggéré d’écrire cette chanson sur la Citizen Band. L’activité Citizen-Band prit naissance aux Etats-Unis au milieu des années 50 et c’est vrai que la C.B. était très à la mode en France dans les années 80. La C.B. connut une forte expansion en France à partir de 1981, avec la libéralisation des ondes, des radios libres, promulguée par le gouvernement Mitterrand. Michel m’avait emmené dans sa voiture pour « moduler sur la fréquence » comme on dit. J’ai trouvé le principe très sympa et, quelques temps après, la chanson était née et enregistrée. Cette chanson m’a fait vivre de drôles de rencontres et d’anecdotes que je raconterai peut-être un jour. J’ai toujours en mémoire les séances de studio. Après les prises de la section rythmique, c’était le tour de l’enregistrement de la pedal steel guitar.

– Pouvez-vous nous décrire cet instrument ?

-Oui, même si ses initiales sont PSG, elle n’a rien à voir avec la célèbre équipe de foot ! Dérivée de la guitare hawaiienne, la pedal steel guitar porte ce nom parce que de la main gauche on glisse sur les cordes une barre en acier chromée nommée « steel bar » au lieu d’y poser les doigts et, de la main droite, on pince les cordes à l’aide d’un « pick » placé au doigt comme une bague. Ce sont les pédales et les leviers, actionnés avec les pieds et les genoux, qui montent et qui descendent les cordes et donc les notes
 d’un demi ton, d’un ton ou d’un ton et demi. La pedal steel guitar a été conçue dans les années 40 aux U.S.A. par les frères Harlin de Chicago ainsi que par Gibson. Elle a subi de nombreuses améliorations depuis. Cette guitare possède 10 cordes et il n’est pas simple de l’accorder. Elle repose horizontalement sur 4 pieds devant le musicien appelé « steeler » qui est assis devant l’instrument. J’aime beaucoup le son qu’elle produit parce qu’il est très caractéristique de la country music.

– Dans ce titre, il y a également un solo de guitare ?

– Quant au solo de guitare celui-ci est joué par mon ami Christian Razat, qui a été aussi guitariste du groupe Ysée-A. Je revois toujours les séances d’enregistrement des chœurs, des wap doo wap chantés par mes amis musiciens derrière la vitre. Les chœurs féminins étaient assurés par Danie ! Ce qui prouve bien que si l’homme est C.B. … la femme aussi ! :o)

– Je demande à voir

– Il arrive parfois que l’on soit un peu trop sérieux au point de se poser à soi-même des questions d’ordre métaphysique ou philosophique mais chez moi ça ne dure pas. Ca ne m’arrive pas souvent mais là je suis pris en flagrant délit avec « Je demande à voir » titre officiel mais que l’on appelle aussi « La vérité ». Et oui tenter de découvrir la Vérité, la raison de notre existence sur terre, c’est la grande question non ? J’aime beaucoup l’ambiance saisissante de cette musique et la voix de Danie qui y apporte beaucoup.

– Je pars je m’en vais

– Encore une bonne rythmique et des choristes dynamiques et de qualité ! Cette chanson m’avait été inspirée par les disputes, les séparations des couples que l’on est amené à côtoyer dans son entourage au cours de sa vie.
« Le bonheur qu’on se fait
C’est pas drôle tous les jours
C’est à croire qu’on essaie
De lui tourner autour … »
Ca veut tout dire je pense !

– Quelle est l’histoire de la chanson « Manhattan » ?

– Je me baladais à Paris à l‘endroit où l’on construisait la pyramide du Louvre. Pour la sécurité, la zone des travaux était entourée d’un grand mur de planches sur lequel étaient peints de magnifiques graffitis style personnages de BD. J’avais été intéressé par ces dessins sauvagement bombés dont certains révélaient un talent incontestable. J’ai même pris quelques photos ! J’avais imaginé pouvoir recouvrir les murs des grandes villes de ce type de dessins modernes et colorés afin d’égayer les cités et quel quartier aurait le plus de murs à offrir à cet art nouveau sinon Manhattan ? Je dois ajouter que les cuivres qui apparaissent dans ce morceau sont des instruments réels, de vraies trompettes et de vrais sax, et non des synthés. Le trompettiste avait accompagné Sinatra !

– Dans cette chanson vous parlez de l’Empire State Building et pas des Twin Towers pourquoi ?

– Oui il s’est passé à ce sujet quelque chose d’étrange, une prémonition peut-être. Lorsque j’ai fait lire le texte de cette chanson à mon ami musicien en vue de l’enregistrement, mon ami m’a dit tu sais Rémy l’Empire State Building n’est pas l’immeuble le plus haut de Manhattan. Je lui ai répondu oui je sais mais les autres je ne les sens pas vraiment. Nous étions en 1986 !

– Miss Ice Cream

– Cette chanson me fait dire que plus on donne de soi à la musique plus elle vous donne de plaisir. Je suis très fier sur le plan musical de l’avoir écrite. C’est un plaisir de compositeur. On retrouve ici la pedal steel guitar et le piano qui sont superbes à mon avis dans ce morceau. Je revois mes amis réunis à la maison lorsque l’on m’avait indiqué qu’elle allait être diffusée sur R.M.C. dans l ‘émission « Les Meilleurs des Meilleurs » de Michel Denisot. C‘était un dimanche matin, nous étions tous là devant les enceintes avant de prendre le champagne pour fêter ça pendant que le téléphone n’arrêtait pas de sonner ! Moment inoubliable dans la carrière d’un chanteur ! Et puis cette ouvreuse de cinéma a pris vie dans les studios de FR3 Toulouse, incarnée par Annie. Seulement la surprise fut que les esquimaux glacés sous la chaleur des projecteurs ont bien sûr fait quelques dégâts :o)

– Musico est une chanson plus intimiste ?

– Oui, c’est la vie d’un chanteur musicien qui suit sa passion contre vents et marées. Son parcours le conduit forcément à être à contre courant de son entourage immédiat mais pas par égoïsme, par simple obligation. Pour la musique, nous revoici dans un rythme ternaire avec piano et pedal steel guitar. Je me souviens avoir écrit ce titre avec la ferme intention d’utiliser principalement la chaleur de cet instrument country.

– Révélation

– Une analogie entre la révélation d’un sentiment amoureux et celle du talent d’un artiste. Dans les années 80 il y avait pas mal d’actions menées en faveur de la chanson française dans le but de faire connaître de nouveaux artistes. On a tous le souvenir des radios libres qui voyaient le jour un peu partout. Je me souviens d’une période où toutes les semaines j’étais invité par une radio locale qui me recevait pour une interview et pour diffuser mes chansons. Les auditeurs intervenaient sur l’antenne dans l’émission ce qui permettait une certaine interactivité et une réelle proximité avec le public. Cette chanson « Révélation » m’a réveillé une nuit à tourner dans ma tête et j’ai dû me lever pour l’écrire immédiatement !

– et pour Si peur de te perdre

– J’ai ajouté cette chanson à l’album pour répondre aux demandes répétées de fans et aux nombreuses consultations des internautes ciblées sur ce titre depuis que les paroles sont présentes sur le site officiel. Cette chanson qui traite de cette peur de perdre les gens qu’on aime apporte une touche fortement sentimentale à l’album, une vraie chanson d’amour, de cet amour dont on a tous légitimement besoin !

– Merci Steelcox et bonne chance à l’album « Vintage » !

Nous rappelons l’adresse du site officiel www.steelcox.com sur lequel l’album « Vintage » est disponible en page Discographie.

Propos recueillis par Chantal Kastler pour Coxymusique.

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Le Blog de Steelcox


Steelcox
Bonjour,

Le blog favorisant une expression plus fluide et personnelle, c’est une autre façon pour moi de me rapprocher du public et des fans, ce que le site web ne permet pas aussi facilement.
Dans l’attente du plaisir d’échanger avec vous, je vous dis à bientôt !
Musicalement vôtre,

Steelcox

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