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Steelcox – Coxynewsletter d’Octobre 2011


SteelcoxPour celles et ceux qui s’intéressent à l’actualité de Steelcox, voici le lien vers la CoxyNewsletter d’Octobre 2011.

La plupart des articles sont traduits en anglais à l’attention des fans anglophones :

http://www.steelcox.com/Coxynewsletter/octobre2011/index.html

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Pour donner une idée : Les premières chansons de Steelcox


Steelcox, pouvez-vous nous présenter votre album « Vintage » ?

– Oui, bien sûr ! « Vintage » est un album d’une sélection des premières chansons que j’ai écrites dans les années 80. Ces chansons n’ont jamais fait l’objet d’albums mais puisqu’elles sont toujours dans l’oreille ou sur les lèvres des connaisseurs, nous avons pensé qu’il serait bon de les faire connaître plus largement.

De plus, ça m’a fait très plaisir de sélectionner ces 11 titres car, avec eux, j’ai retrouvé des souvenirs importants auxquels mes amis musiciens de l’époque et surtout les fans ne sont pas indifférents. J’ai revu les circonstances et les moments passés à écrire ces chansons ainsi que les différentes séances de studio et, pour chacune d’elles, les musiciens qui m’entouraient à ce moment-là.

– Pouvez-vous nous en dire plus sur ces titres ? Allez, je les prends dans l’ordre du CD, Années 80 par exemple :

– C’est le premier titre de l’album, c’est un des deux rocks ternaires présentés ici. C’est un clin d’œil évident à la société des années 80 et à Coluche, une chanson sur l’actualité de l’époque. C’était pour moi la période Ysée-A et la plupart des membres du groupe étaient présents aux séances d’enregistrement. L’ambiance était très sympa et je pense qu’à l‘écoute on retrouve cet enthousiasme. En entendant cette chanson aujourd’hui, on peut se dire que finalement les choses n’ont pas vraiment changé !

– L’argent à gauche

– Et oui, c’est toujours d’actualité par ces temps de crise non ? Cette chanson à l’origine s’intitule « Un peu d’argent à gauche » mais on a pris un raccourci ! Par mesure d’économie sans doute ! :o) Je crois qu’on a tous en mémoire les recommandations de nos parents qui nous ont conseillé, aussi sagement qu’acrobatiquement, de mettre un peu d’argent de côté pour l’avoir devant soi et pouvoir se retourner ! Ce qui fut bien évidemment le cas des conseils de ma mère citée dans la chanson ! La tentation d’écrire ce titre a donc été trop forte.

Et pour ce qui est des esquimaux glacés vendus en Alaska, avec le réchauffement de la planète, finalement, je trouve qu’on n’est pas loin du compte ! Les parties de sax sont jouées par des instruments réels.

– Les essuie glaces

– Cette chanson a été enregistrée plus tard chez un ami musicien, guitariste classique, qui avait monté son propre studio. Il m’avait proposé de venir enregistrer chez lui afin de tester son nouveau matériel et les nouveaux échantillonneurs qui venaient de sortir. Nous avions travaillé avec passion jusque très tard dans la nuit. Il nous est même arrivé de passer 29 heures d’affilée dans son studio pour un autre titre, depuis l’enregistrement de toutes les parties d’instruments jusqu’au mixage final. Ce qui demande le plus de temps dans cette activité c’est très souvent la recherche et le choix des sons qui conviennent et qui nous plaisent puis les réglages techniques et le mixage final.

– L’homme est C.B.

-Avec « L’homme est C.B. » j’ai retrouvé le souvenir de mon ami Michel qui m’avait suggéré d’écrire cette chanson sur la Citizen Band. L’activité Citizen-Band prit naissance aux Etats-Unis au milieu des années 50 et c’est vrai que la C.B. était très à la mode en France dans les années 80. La C.B. connut une forte expansion en France à partir de 1981, avec la libéralisation des ondes, des radios libres, promulguée par le gouvernement Mitterrand. Michel m’avait emmené dans sa voiture pour « moduler sur la fréquence » comme on dit. J’ai trouvé le principe très sympa et, quelques temps après, la chanson était née et enregistrée. Cette chanson m’a fait vivre de drôles de rencontres et d’anecdotes que je raconterai peut-être un jour. J’ai toujours en mémoire les séances de studio. Après les prises de la section rythmique, c’était le tour de l’enregistrement de la pedal steel guitar.

– Pouvez-vous nous décrire cet instrument ?

-Oui, même si ses initiales sont PSG, elle n’a rien à voir avec la célèbre équipe de foot ! Dérivée de la guitare hawaiienne, la pedal steel guitar porte ce nom parce que de la main gauche on glisse sur les cordes une barre en acier chromée nommée « steel bar » au lieu d’y poser les doigts et, de la main droite, on pince les cordes à l’aide d’un « pick » placé au doigt comme une bague. Ce sont les pédales et les leviers, actionnés avec les pieds et les genoux, qui montent et qui descendent les cordes et donc les notes
 d’un demi ton, d’un ton ou d’un ton et demi. La pedal steel guitar a été conçue dans les années 40 aux U.S.A. par les frères Harlin de Chicago ainsi que par Gibson. Elle a subi de nombreuses améliorations depuis. Cette guitare possède 10 cordes et il n’est pas simple de l’accorder. Elle repose horizontalement sur 4 pieds devant le musicien appelé « steeler » qui est assis devant l’instrument. J’aime beaucoup le son qu’elle produit parce qu’il est très caractéristique de la country music.

– Dans ce titre, il y a également un solo de guitare ?

– Quant au solo de guitare celui-ci est joué par mon ami Christian Razat, qui a été aussi guitariste du groupe Ysée-A. Je revois toujours les séances d’enregistrement des chœurs, des wap doo wap chantés par mes amis musiciens derrière la vitre. Les chœurs féminins étaient assurés par Danie ! Ce qui prouve bien que si l’homme est C.B. … la femme aussi ! :o)

– Je demande à voir

– Il arrive parfois que l’on soit un peu trop sérieux au point de se poser à soi-même des questions d’ordre métaphysique ou philosophique mais chez moi ça ne dure pas. Ca ne m’arrive pas souvent mais là je suis pris en flagrant délit avec « Je demande à voir » titre officiel mais que l’on appelle aussi « La vérité ». Et oui tenter de découvrir la Vérité, la raison de notre existence sur terre, c’est la grande question non ? J’aime beaucoup l’ambiance saisissante de cette musique et la voix de Danie qui y apporte beaucoup.

– Je pars je m’en vais

– Encore une bonne rythmique et des choristes dynamiques et de qualité ! Cette chanson m’avait été inspirée par les disputes, les séparations des couples que l’on est amené à côtoyer dans son entourage au cours de sa vie.
« Le bonheur qu’on se fait
C’est pas drôle tous les jours
C’est à croire qu’on essaie
De lui tourner autour … »
Ca veut tout dire je pense !

– Quelle est l’histoire de la chanson « Manhattan » ?

– Je me baladais à Paris à l‘endroit où l’on construisait la pyramide du Louvre. Pour la sécurité, la zone des travaux était entourée d’un grand mur de planches sur lequel étaient peints de magnifiques graffitis style personnages de BD. J’avais été intéressé par ces dessins sauvagement bombés dont certains révélaient un talent incontestable. J’ai même pris quelques photos ! J’avais imaginé pouvoir recouvrir les murs des grandes villes de ce type de dessins modernes et colorés afin d’égayer les cités et quel quartier aurait le plus de murs à offrir à cet art nouveau sinon Manhattan ? Je dois ajouter que les cuivres qui apparaissent dans ce morceau sont des instruments réels, de vraies trompettes et de vrais sax, et non des synthés. Le trompettiste avait accompagné Sinatra !

– Dans cette chanson vous parlez de l’Empire State Building et pas des Twin Towers pourquoi ?

– Oui il s’est passé à ce sujet quelque chose d’étrange, une prémonition peut-être. Lorsque j’ai fait lire le texte de cette chanson à mon ami musicien en vue de l’enregistrement, mon ami m’a dit tu sais Rémy l’Empire State Building n’est pas l’immeuble le plus haut de Manhattan. Je lui ai répondu oui je sais mais les autres je ne les sens pas vraiment. Nous étions en 1986 !

– Miss Ice Cream

– Cette chanson me fait dire que plus on donne de soi à la musique plus elle vous donne de plaisir. Je suis très fier sur le plan musical de l’avoir écrite. C’est un plaisir de compositeur. On retrouve ici la pedal steel guitar et le piano qui sont superbes à mon avis dans ce morceau. Je revois mes amis réunis à la maison lorsque l’on m’avait indiqué qu’elle allait être diffusée sur R.M.C. dans l ‘émission « Les Meilleurs des Meilleurs » de Michel Denisot. C‘était un dimanche matin, nous étions tous là devant les enceintes avant de prendre le champagne pour fêter ça pendant que le téléphone n’arrêtait pas de sonner ! Moment inoubliable dans la carrière d’un chanteur ! Et puis cette ouvreuse de cinéma a pris vie dans les studios de FR3 Toulouse, incarnée par Annie. Seulement la surprise fut que les esquimaux glacés sous la chaleur des projecteurs ont bien sûr fait quelques dégâts :o)

– Musico est une chanson plus intimiste ?

– Oui, c’est la vie d’un chanteur musicien qui suit sa passion contre vents et marées. Son parcours le conduit forcément à être à contre courant de son entourage immédiat mais pas par égoïsme, par simple obligation. Pour la musique, nous revoici dans un rythme ternaire avec piano et pedal steel guitar. Je me souviens avoir écrit ce titre avec la ferme intention d’utiliser principalement la chaleur de cet instrument country.

– Révélation

– Une analogie entre la révélation d’un sentiment amoureux et celle du talent d’un artiste. Dans les années 80 il y avait pas mal d’actions menées en faveur de la chanson française dans le but de faire connaître de nouveaux artistes. On a tous le souvenir des radios libres qui voyaient le jour un peu partout. Je me souviens d’une période où toutes les semaines j’étais invité par une radio locale qui me recevait pour une interview et pour diffuser mes chansons. Les auditeurs intervenaient sur l’antenne dans l’émission ce qui permettait une certaine interactivité et une réelle proximité avec le public. Cette chanson « Révélation » m’a réveillé une nuit à tourner dans ma tête et j’ai dû me lever pour l’écrire immédiatement !

– et pour Si peur de te perdre

– J’ai ajouté cette chanson à l’album pour répondre aux demandes répétées de fans et aux nombreuses consultations des internautes ciblées sur ce titre depuis que les paroles sont présentes sur le site officiel. Cette chanson qui traite de cette peur de perdre les gens qu’on aime apporte une touche fortement sentimentale à l’album, une vraie chanson d’amour, de cet amour dont on a tous légitimement besoin !

– Merci Steelcox et bonne chance à l’album « Vintage » !

Nous rappelons l’adresse du site officiel www.steelcox.com sur lequel l’album « Vintage » est disponible en page Discographie.

Propos recueillis par Chantal Kastler pour Coxymusique.

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