Le blog du chanteur Steelcox

Echangez avec Steelcox

Steelcox – Quelles diffusions radios pour les nouveaux chanteurs français autoproduits ?


Et si les nouveaux chanteurs français n’étaient plus diffusés en radio ?

On peut se demander si les stars de la chanson française qui ont débuté dans les années 60 auraient vu le jour en démarrant leur carrière aujourd’hui !

Pour information voici sur le blog de Steelcox, cet article emprunté exceptionnellement au site de Télérama :

 

La musique à la radio, bonjour business ?

ENQUÊTE | Face à la concurrence des sites d’écoute, la plupart des stations privées privilégient le marketing au détriment de la création. Le mythe du programmateur découvreur est à l’agonie…

Le 13/10/2012 à 00h00 
Valérie Lehoux – Télérama n° 3274

 

« Si vous m’appelez de la part de Laurent, c’est que vous devez être fiable… Alors OK, on va se parler. Mais en off. » Confiance ? Méfiance ? Pendant des années, cet ancien salarié de maison de disques a fait le tour des radios pour y placer ses artistes. « Qu’est-ce que vous voulez savoir ? Combien on met sur ou sous la table pour décrocher de l’airplay ? Je vais vous raconter, mais j’insiste : je ne veux pas être identifié. » Message reçu. D’autant qu’Etienne – nom d’emprunt, cela va de soi – ne sera pas le seul à témoigner sous couvert d’anonymat (sans compter ceux qui devaient rappeler… et qui ont dû rester coincés sous un tunnel). Vu de l’extérieur, ça peut sembler grotesque. Car de quoi parle-t-on ? des frégates de Taïwan ? Non, juste des programmations musicales des radios. Sauf qu’elles recouvrent de gros enjeux financiers pour l’industrie phonographique – les diffusions radio restant le principal moteur d’achat des disques. Et qu’elles reposent sur des pratiques pas toujours très avouables.

LA RADIO POUR LES NULS

Playlist : liste des chansons diffusées sur une radio, en dehors des choix des chroniqueurs ou des invités d’émissions (par      exemple, les artistes reçus dans On connaît la musique, sur Europe 1, ne figurent pas forcément dans la playlist).

Programmateur(trice) : personne de la radio chargée de sélectionner les titres de la playlist et de les placer à l’antenne.

Airplay : nombre de diffusions d’une chanson sur les radios.

Test : sondage (souvent hebdomadaire) commandé par les radios pour mesurer la popularité des chansons.

Call out : sondage par téléphone.

Posons le décor : d’un côté, les stations musicales type NRJ, Fun, RFM, Chérie ou Skyrock, qui assurent à elles seules l’essentiel des rotations (un titre peut passer quinze fois par jour sur une même antenne) ; de l’autre, les généralistes, RTL, France Inter ou Europe 1, qui ne programment que peu de musique, mais peuvent avoir, elles aussi, un vrai pouvoir de prescription auprès de leur public. Ces deux familles, aux antipodes l’une de l’autre, se subdivisent en deux autres branches : les stations publiques, subventionnées par l’Etat (comme Fip), et les privées, financées par la pub — donc tributaires de l’audience. L’immense majorité des radios musicales est privée ; c’est surtout de celles-ci que nous allons parler.

Les rapports de force et les copinages ont 
toujours existé, y compris au temps des yéyés.

Depuis belle lurette, elles ont fait leur Yalta et se sont partagé les ondes. Pour NRJ, les gros hits ; Skyrock, les musiques urbaines ; Fun, la dance ; Nostalgie, les vieux tubes ; RTL2, la pop rock « adulte »… Avec un brin de naïveté, on imaginerait bien ce petit monde cohabiter en bonne intelligence, et les différents programmateurs passer leur vie à écouter scrupuleusement les nouveautés dans leurs bureaux capitonnés pour choisir leurs coups de coeur, dans la couleur qui est la leur et le respect des quotas imposés par la loi (en théorie : un minimum de 40 % de chansons d’expression française (1) ).

« Ça, c’est la version officielle, “Alice au pays des merveilles” ! » Etienne sourit… Hormis la parenthèse enchantée des radios libres et des débuts de la FM (où la diversité et l’audace s’étaient brièvement emparées des ondes), la programmation musicale n’a jamais été une bulle d’innocence et de transparence — les rapports de force et les copinages ont toujours existé, y compris au temps des yéyés. Et, depuis vingt bonnes années, les relations entre radios et maisons de disques n’ont plus cessé de se tendre. La faute, d’abord, à la concurrence. « Avec l’explosion des FM à la fin des années 1980, les radios ont commencé à flipper, reprend notre homme. Elles se sont mises à scruter ce qui marchait aux Etats-Unis pour diffuser les mêmes morceaux. Si on voulait placer nos disques français, on avait intérêt à se mettre les programmateurs dans la poche ! »

C’est là que le bât a commencé à blesser : « On leur offrait des petits cadeaux, genre concert à New York ou objets rares, comme un chapeau de Madonna [que certains ont revendu près de trois mille ­euros sur eBay, NDLR]. On leur proposait aussi des opérations pour animer leur antenne : par exemple, faire gagner aux auditeurs cinquante paires de baskets, des chaînes hi-fi ou même… des voitures. On finançait le tout et, en contrepartie, nos disques étaient diffusés. A cette époque, l’argent dégoulinait des murs des maisons de disques. » On ose à peine poser la question : y a-t-il eu des enveloppes glissées en douce pour obtenir des entrées en playlist ? « Franchement, je n’en ai pas vu. C’était un peu plus subtil que ça. » Deux jours plus tard, un important programmateur éclatera de rire en nous affirmant le contraire. « Evidemment qu’il y en a eu ! C’est un secret de Polichinelle. » Mais l’aveu, bien sûr, restera off.

« Les programmateurs cherchent à se
 rassurer en se copiant les uns les autres. »

Autres temps, autres mœurs. Depuis six ou sept ans, l’industrie du disque est en pleine déconfiture, ses budgets fondent comme neige au soleil et les enveloppes, si elles ont existé, ne circulent plus. Mais la crise n’a pas tout assaini car, dans le même temps, les radios musicales ont, à leur tour, été frappées par la morosité. Globalement, leurs audiences s’effritent et la concurrence s’accroît avec l’essor de YouTube, Deezer, ou autres plates-formes d’écoute à la demande. Les programmateurs ont les nerfs à vif. « Je ne les ai jamais vus aussi tendus, confirme l’un de nos interlocuteurs, qui travaille dans le disque depuis plus de vingt ans. Comme ils ont peur de perdre leur place, ils cherchent à se rassurer en permanence en se copiant les uns les autres. Ils construisent leurs playlists non plus à l’oreille, mais en fonction d’outils marketing devenu rois : les tests. Ce n’est pas nouveau, mais leur usage s’est généralisé. »

 

On s’est fait répéter quatre ou cinq fois en quoi ça consistait, tellement cela nous paraissait surréaliste ; et, pour chasser les derniers doutes, on a obtenu plusieurs de ces tests, classés confidentiels. C’est donc vrai : les radios musicales organisent très régulièrement (souvent toutes les semaines) des sondages sur la popularité des chansons qu’elles diffusent, en faisant écouter aux personnes interrogées… sept à dix secondes de chaque titre ! Xavier Jolly, l’actuel directeur artistique d’Europe 1, explique : « C’est comme quand Danone ou Coca-Cola lancent un nouveau produit : ils testent tout de suite les réactions des consommateurs. » Le plus souvent, ces « tests » se déroulent par téléphone — plus rarement, dans des auditoriums — ; ils sont réalisés soit par des instituts spécia­lisés, soit par les radios elles-mêmes. Concrètement, au bout du fil, le cobaye doit écouter les extraits et répondre par un « connais » ou « connais pas » ; un « j’aime » ou « j’aime pas » (avec des gradations : un peu, beaucoup, passionnément…). Les titres les moins bien classés seront susceptibles de quitter la playlist la semaine suivante ; les mieux notés auront toutes les chances d’être surdiffusés, ce qui renforcera encore leur cote dans le prochain sondage…

L’an dernier, Gwen Brot s’occupait du marketing d’antenne sur BFM TV – les pubs qui cinglent l’écran, c’est lui. Désormais, il dirige l’antenne de Chérie FM, avec des méthodes assez similaires : par deux fois, ces six derniers mois, il a demandé à faire réenregistrer des morceaux pour que le nom de sa radio y figure ! Sur son antenne, la jeune Manon chante désormais « Kiss me kiss me sur Chérie FM ». Idem pour Merwan Rim, nouveau héros des cours de récré. « Quand je veux vraiment identifier un artiste à ma radio, je lui propose d’associer nos deux marques. Evidemment, je ne peux le faire qu’au compte-gouttes, mais cela nous renforce mutuellement », déclare Gwen Brot. Du « win-win », comme disent les gens de marketing.

« Et alors, où est le problème ? » Dans son grand bureau clair de la rue Bayard, Jérôme Fouqueray, qui dirige Fun Radio et RTL2, ne rougit pas une seconde quand on lui parle de test. Pas plus que son confrère de Skyrock, Laurent Bouneau, ou celui de NRJ, Morgan Serrano. Les trois hommes assument pleinement le fait de s’en servir… mais avec discernement. « Les tests sont un indicateur intéressant, mais jamais suffisant, assure Fouqueray. Ils sont inutiles sur les archinouveautés : tant qu’un titre n’a pas été entendu par un million de personnes au moins, les sondages ne sont pas probants. »

Pour lui, comme pour Bouneau et Serrano, les tests n’interviendraient donc que dans un second temps, pour valider ou invalider une programmation déjà à l’antenne — ce que nous ont confirmé plusieurs témoins. Mais d’autres stations (comme Chérie FM) les utilisent en amont pour décider des entrées en playlist. « Mauvais calcul !, assure Laurent Bouneau. Cela peut être rassurant sur le moment, mais totalement contre-productif. C’est comme conduire une voiture en regardant dans le rétroviseur… Immanquablement, on finit dans le mur. C’est un métier difficile, qui repose toujours sur des paris. » On aurait aimé avoir à ce sujet l’opinion de Virgin Radio : nos appels sont demeurés lettre morte.

« Quand une radio diffuse l’un de mes titres, 
je lui achète des écrans de pub pour enfoncer le clou. »
 Un producteur

« Mettez-vous en tête que nous sommes des médias commerciaux, qui reposent sur l’audience, reprend Jérôme Fouqueray. Alors oui, il m’arrive de sortir un titre parce qu’il « teste » mal. Nous n’allons pas diffuser des chansons que nos auditeurs n’aiment pas en espérant qu’ils changent d’avis, pendant que nos concurrents s’alignent sur les attentes du public ! » Argument difficile à contrer. D’ailleurs, tous les acteurs du secteur semblent l’avoir intégré. Un producteur : « Quand une radio diffuse l’un de mes titres, je lui achète des écrans de pub pour enfoncer le clou. Ça dope la notoriété de ma chanson, donc ses tests. Et ça allonge sa durée de vie radiophonique. » Certains vont plus loin : nous avons eu entre les mains un sondage émanant d’une maison de disques (donc financé par elle) et attestant que ses artistes collaient à la cible d’une grande station. Une étude de marché, en somme, comme argument ultime pour obtenir des diffusions. Rien d’artistique là-dedans.

Fini, donc, l’image fantasmée du programmateur guidé par ses seules oreilles. « Et les partenariats, vous savez comment on les obtient ? » Une fois de plus, Etienne — l’homme qui tient tant à son anonymat — nous alerte. Jusqu’ici, nous savions juste qu’être partenaire d’un artiste permettait à une radio de décrocher une interview exclusive, d’organiser un concert privé ou de faire gagner des albums à ses auditeurs… Mais nous ignorions à quel point les négociations étaient serrées. « C’est du donnant-donnant, nous explique un professionnel. Si une station veut être partenaire de Johnny ou de Madonna, elle devra en échange entrer dans sa playlist un jeune artiste du même label. Et si le label conclut un partenariat ailleurs, la radio se vengera en boycottant ses autres chanteurs. » Loi du talion ? A NRJ, Morgan Serrano modère… à peine : « Je refuse ce genre de méthode, car ce serait punir l’auditeur. En revanche, je m’en souviendrai quand la maison de disques viendra me solliciter pour autre chose… Si je ne suis pas dans ses priorités, elle ne sera pas dans les miennes. » Bienvenue chez les Bisounours.

Et ce n’est pas tout : il existe une autre forme de partenariat qui fait grincer des dents, les coexploitations. Le principe (qui ne date pas d’hier, mais est en plein renouveau) est partout le même : une radio décide de soutenir un chanteur à travers sa playlist et des pubs qu’elle lui vend à prix réduits ; en contrepartie, elle se rétribue en touchant un pourcentage sur les ventes de disques, avec souvent un minimum garanti. En somme, plus une radio passe un titre, plus elle l’aide à se vendre, et plus elle a de chances de toucher de l’argent !

« YouTube et les autres sites représentent
 un défi important, d’autant qu’ils ne sont pas 
soumis aux mêmes contraintes de quotas. »
Laurent Bouneau, l’homme de Skyrock.

Il y a quelques années, dans un milieu du rap où règne l’omerta, le groupe La Rumeur avait fait sensation en critiquant les pratiques de Skyrock, qu’il accusait quasiment de racket. Dans le collimateur, Laurent Bouneau a toujours démenti : « Pour être honnête, j’ai dû le faire deux ou trois fois en vingt-cinq ans. Je ne rançonne pas les groupes. Si je le faisais, je perdrais ma liberté. » On n’a pu vérifier ni les allégations des uns, ni les dénégations des autres. Si la pratique existe ici ou ailleurs (ce qui ne fait guère de doute), elle reste discrète (2) .

A ce stade, on peut tout imaginer, y compris le pire : que les « enveloppes » d’hier soient finalement réapparues sous forme de coexploitations ou d’achats de publicités. Mais ce serait aller trop loin : aucun de nos interlocuteurs n’a vécu pareil cas depuis au moins dix ans. « Les labels ont beau essayer, nos playlists ne sont pas à vendre, assure le directeur d’antenne de Fun et de RTL2. Cela dit, je reconnais que tout repose sur la rectitude des intervenants… » Un patron de label confirme : « Même si je propose une coexploitation à une station ou que je lui achète une grosse campagne de pub, je ne la forcerai jamais à diffuser une chanson dont elle ne veut pas. Les enjeux d’audience sont devenus trop importants. »

Il est vrai qu’à part NRJ, à qui tout réussit ces temps-ci (3) , les radios musicales sont soumises à une pression inédite. Virgin Radio, à la dérive depuis plusieurs années, devrait bientôt changer de mains et de format. Les autres campent sur leurs territoires, observant les lendemains avec inquiétude. « YouTube et les autres sites représentent un défi important pour nous, d’autant qu’ils ne sont pas soumis aux mêmes contraintes de quotas, explique Laurent Bouneau, l’homme de Skyrock. Je ne pense pas qu’à l’avenir tout le monde pourra coexister. » Un observateur renchérit : « Le métier traverse une crise conjoncturelle et structurelle. Les radios sont archi frileuses, elles ne cherchent plus que des morceaux de « flux », antizapping, sans personnalité… Mais, à terme, cela risque de détourner encore plus de jeunes, qui iront chercher l’originalité sur le Net. Comment briser le cercle vicieux ? » Dans le contexte actuel, on se le demande.


LA FAUTE AUX CHANTEURS

Marc Thonon dirige Atmosphériques (qui a produit Louise Attaque, Abd al Malik, Barbara Carlotti ou Charlie Winston) et préside la SPPF (Société civile des producteurs de phonogrammes en France), regroupement de labels indépendants. S’il déplore qu’on entende peu de chanteurs français sur les FM, il n’incrimine pas que les radios.
« Je me dois de le dire : nous avons un problème de production. 90 % des jeunes artistes que je reçois veulent chanter en anglais (quand ils viennent, je fais le rendez-vous en anglais… et c’est cocasse !). Ils disent avoir une culture anglo-saxonne ? Mais Souchon ou Louis Chedid l’avaient avant eux, et ils ont toujours fait l’effort d’écrire en français. Ils rêvent d’une carrière internationale ? Mais pour un Phoenix qui tourne aux Etats-Unis, combien de groupes végètent ? Dans le même temps, ceux qui font de la chanson haut de gamme, en français, acceptent rarement les formats radio. C’est pourtant excitant de travailler une chanson pour qu’elle ait les codes, la structure adéquate pour entrer sur les ondes. Matthieu Chedid ou Gaëtan Roussel l’ont bien compris… avec les succès que l’on sait. »

A lire aussi > Musicales contre généralistes, le choc des cultures
(1) Le CSA veille au respect de ces quotas et peut imposer des sanctions aux récalcitrants (de la mise en garde à la suspension d’antenne).

(2) Exception à cette discrétion : Europe 1 reconnaît signer deux ou trois coexploitations par an pour de jeunes talents « coup de coeur ». Dans ce cas, elle s’engage fortement : elle ne récolte que très peu d’argent vu le niveau des ventes. Personne ne s’en plaint. Les labels jouent même des coudes pour signer des partenariats de ce genre.

 

www.steelcox.com

Je visite la boutique


Steelcox – Coxynewsletter de Septembre 2012


SteelcoxPour celles et ceux qui s’intéressent à l’actualité de Steelcox, voici le lien vers la CoxyNewsletter de Septembre 2012.

La plupart des articles sont traduits en anglais à l’attention des fans anglophones :

http://www.steelcox.com/Coxynewsletter/septembre2012/index.html

Si vous souhaitez recevoir gratuitement la NEWSLETTER mensuelle de Steelcox appelée COXYNEWSLETTER, il vous suffit de :

CLIQUER ICI

If you want to receive monthly the CoxyNewsletter of Steelcox both in French and English, you can register here :

CLICK HERE

A très bientôt,

Steelcox

Powered by www.plemi.com

 

www.steelcox.com

Je visite la boutique

 


Steelcox – MusicStore


www.steelcox.com

Je visite la boutique


Steelcox – Coxynewsletter d’Octobre 2011


SteelcoxPour celles et ceux qui s’intéressent à l’actualité de Steelcox, voici le lien vers la CoxyNewsletter d’Octobre 2011.

La plupart des articles sont traduits en anglais à l’attention des fans anglophones :

http://www.steelcox.com/Coxynewsletter/octobre2011/index.html

Si vous souhaitez recevoir gratuitement la NEWSLETTER mensuelle de Steelcox appelée COXYNEWSLETTER, il vous suffit de :

CLIQUER ICI

If you want to receive monthly the CoxyNewsletter of Steelcox both in French and English, you can register here :

CLICK HERE

A très bientôt,

Steelcox

www.steelcox.com

Je visite la boutique

 


Histoire des chansons de l’album « Voleur de femmes »


L’histoire des chansons de l’album « Voleur de femmes » de Steelcox

– Bonjour Steelcox ! Pour commencer, acceptez-vous de nous dire comment vous écrivez vos chansons ?

– Ecrire une chanson, c’est facile ou difficile, je l’ignore ! Je ne sais comment font les autres, mais pour moi c’est tout une aventure passionnée qui demande un total investissement de soi-même, vous allez voir !

La question que l’on me pose fréquemment c’est :  » Vous faîtes d’abord la musique ou les paroles ?  » Pour moi, il n’y a pas de règle. L’idée est prioritaire. Qu’elle soit musicale ou qu’elle soit une idée de texte. Je suis parfois occupé à tout autre chose quand l’idée parait. Lorsqu’une idée précise vient et revient puis disparaît et revient encore, c’est alors que je sais que l’idée est sûrement bonne. Parfois, l’idée me réveille la nuit et peu importe l’heure, il faut commencer à écrire. Aussi je dors très souvent avec près de mon lit un stylo et un bloc-notes. Dans ces moments-là, je sais que la machine s’est mise en route et qu’il est nécessaire que mon esprit soit disponible. Je dois tout mettre en ordre chez moi et alors je peux me détendre et laisser se construire ma chanson dans ma tête. Après il me suffit de mettre au propre et de concevoir l’orchestration.

– Comment vous sont venues les chansons de votre album « Voleur de Femmes » ?

– Lorsque j’essaie d’analyser après coup comment me vient une chanson, je m’aperçois souvent que l’idée initiale a plusieurs origines. C’est très souvent un ensemble de choses, de sentiments, de situations, de souvenirs de personnes rencontrées ou d’expériences vécues qui m’ont touché et qui se sont assemblées pour rejaillir au service d’un thème ou d’une musique. Des spécialistes de l’analyse y verraient plus clair mais, à mon modeste niveau, cette réponse un peu simpliste me satisfait totalement !

– Prenons les titres dans l’ordre de l’album. Pour le premier titre « Voleur de Femmes » par exemple ?

– L’origine de cette chanson provient certainement au départ d’un sentiment évident de jalousie amoureuse que j’ai dû souhaiter exorciser. J’ai étudié le phénomène de la jalousie et j’ai compris beaucoup de choses à ce sujet. N’y a-t-il pas dans la jalousie plus d’amour pour soi-même que d’amour pour l’autre. Pour être vrai, l’amour ne doit-il pas être inconditionnel ? Ne doit-on pas donner notre amour sans attendre de retour ? Pour revenir à la chanson, le décor Western est dû à un goût personnel pour l’histoire de l’Ouest américain souvent retracée dans les meilleurs films de mon enfance. Mon entourage y est aussi pour beaucoup. Plusieurs de mes amis et amis musiciens sont aussi des adeptes des bottes de cuir, des jeans et des chapeaux de cow-boy et du Western. Un grand nombre d’entre eux sont aussi des fans incontestés de la Country Music. C’est donc pour ces raisons que beaucoup de mes chansons baignent dans cet univers qui m’est familier. Pour la musique, la présence des guitares rythmiques, la virtuosité du fantastique solo et la chaleur des choeurs féminins sont autant d’éléments que j’adore présenter dans mes chansons. Pour moi, c’est un ensemble homogène qui concourt à donner une ambiance générale qui doit refléter l’idée directrice du morceau.

– Pour « La Radio allumée », nous voici dans une très jolie ballade country en quelque sorte ?

– Pour « La Radio Allumée », qui s’appelle à l’origine « Je vais m’endormir la radio allumée », oui c’est tout à fait ça ! L’idée était que l’auditeur se voie dans la voiture de la personne qui est au volant. Une rupture sentimentale apporte généralement une solitude devenue inhabituelle. On éprouve alors le besoin de se réfugier dans un endroit plus calme pour prendre du recul et réfléchir. Réfléchir à l’autre, à soi et à ses propres erreurs. Le recul nous rend souvent plus objectifs. La route à mon avis symbolise le mouvement, le changement que l’on entreprend de sa propre initiative par réaction à sa propre douleur. La radio allumée elle, c’est le cordon qui nous relie à distance avec le monde extérieur. J’avoue avoir une sympathie particulière pour les hôtels. Ces lieux sont pour moi comme des parenthèses de la vie pendant lesquelles, à l’abri de tout, je fais le point et réfléchis pour repartir … Pour la musique, il s’agit effectivement d’une ballade country avec des touches de pedal steel guitar et l’intervention d’un harmonica sur les dernières mesures.

– La chanson « Les lumières du highway » est dynamique et entraînante. Il y a une part de vécu je crois ?

– Pour « Les lumières du Highway », lorsque j’ai eu l’idée de cette chanson, j’ai eu envie de prendre le contrepied des séries policières qui remplissent les programmes télé, où les policiers sont souvent des héros. J’ai voulu montrer qu’un flic peut aussi être un individu lambda qui fait son boulot de policier sans plus de passion et qui peut très bien craquer et avoir envie d’arrêter ce travail trop risqué pour reprendre une vie plus calme. Je pense que la réelle profession de flic n’a rien à voir avec la vie des héros de films ou de séries télé car c’est hélas un engagement professionnel dans une réalité plus grave. Cette histoire possède une part de vécu puisque un de mes amis qui a été flic lui-même, m’a emmené un soir en patrouille dans sa voiture de police avec son co-équipier ! Pendant quelques heures, j’ai pu ainsi tester et ressentir l’ambiance en situation réelle ! La musique tout en restant mélodique porte cette histoire dans cet univers de patrouille de police et conduit à un refrain entraînant où les choeurs ont une importance évidente tout comme les parties de cuivres.

– Et « Elle repense à la West-Coast » ?

– Cette chanson m’a souvent porté bonheur ! Je ne sais pourquoi ! Une revanche sans doute sur la vie ? Comme nous tous, j’ai souvent vu autour de moi des couples se former, des amis se marier, mais aussi des couples se défaire, c’est ce qui m’a inspiré « Elle Repense à la West-Coast ». Cette chanson sur la séparation cherche à démontrer que des projets communs importants pour lesquels on s’est investi totalement peuvent être démolis par la vie elle-même qui les avait fait naître, et cela malgré notre sincère engagement. Une séparation, une rupture peut intervenir dans notre relation avec l’autre et alors, soudain, tout s’achève brutalement. Peut-être parce qu’on n’a pas suffisamment pris le temps de bien comprendre l’autre ou de se connaître soi-même. Il reste alors forcément une amertume et des regrets qui font qu’on y repense trop souvent.

– « Le temps n’efface pas tout » ?

– La saison que je préfère est sans hésiter le printemps qui annonce les beaux jours à venir. Pour cette chanson, je me souviens, c’était un soir de mars vers 19 heures, alors que le soleil inondait encore le salon, que l’idée de cette chanson s’est imposée à moi. Avec elle la vision d’une route sur laquelle une bande de copains, les uns en voiture, les autres en moto, se rendent à un fantastique concert de rock. C’est donc ce déplacement qui explique le rythme « Train beat » de ce titre. A cette image se mêlait ce sentiment enthousiaste qui nous pousse à profiter de la vie, à bouger, à se faire les meilleurs souvenirs pour mieux lutter … contre le temps ! Je remercie au passage les guitares de Christian Razat qui jouent l’accompagnement rythmique et les riffs de ce titre.

 

– « Je traverse l’Arizona » ? Ne sommes-nous pas là aussi sur la route musicale de Steelcox ?

– « Je traverse l’Arizona » m’a été inspirée par ces camions américains chromés, ces « trucks » impressionnants, ces monstres d’acier qui parcourent les routes des States et que l’on voit dans certains films américains. La vie de ces routiers m’a intéressé et j’ai parcouru plusieurs articles à ce sujet. Peut-être parce que leur vie ressemble à celle des chanteurs qui parcourent les routes lorsqu’ils sont en tournée. C’est toujours ce besoin et cette envie d’espace qui se manifestent mais ici avec un clin d’oeil à ceux qui paient de cette façon le prix de leur liberté. Cette chanson d’inspiration Country a appelé naturellement la collaboraton de mon ami guitariste Christian Razat qui est intervenu sur les arrangements et a enregistré toutes les parties de guitare, de steel guitar, le solo et les parties de choeurs sur les refrains. Lorsque je chante cette chanson, il m’arrive souvent de voir la route défiler en rêve devant moi entre l’Arizona et le Nouveau Mexique !

– « Lunettes noires » ?

– Avec « Lunettes noires » nous voici à fond dans le romantisme, dans la chanson sentimentale de l’été. Et oui il en faut non ? Qui n’a pas ressenti ce sentiment curieux que provoquent les lunettes noires que porte l’autre ? Moi, je ressens chaque fois un sentiment d’éloignement et d’isolement de la part de la personne qui les porte ! Pas vous ? Un mystère envoûtant qui nous pousse à vouloir l’éclaircir ! Et oui, tes lunettes noires pouvaient cacher tes yeux, mais ce voile ne change rien pour moi car je connais ton âme autant que ton coeur … Un riff de muted guitare dans les couplets, des percussions et quelques choeurs dans les refrains sont venus rejoindre un saxo alto déchirant.

– « Comme un indien d’Amérique » ?

–  Le thème de cette chanson m’a été inspiré par l’idée d’une comparaison entre la vie des gens qui vivent par obligation dans les immeubles des cités sans jardin ni verdure et la vie des indiens d’Amérique privés de leurs terres ancestrales et parqués dans des réserves. L’homme n’est-il pas un loup pour l’homme ? J’ai souvent ressenti que le contact avec la nature, avec la terre, avec les arbres, avec l’eau apporte un bien être apaisant. Je pense que cette privation engendre chez tout être humain un besoin viscéral de voyages et de grands espaces, un besoin de retour à la nature pour compenser un certain étouffement.
Lorsque cette évasion n’apparaît pas possible dans la réalité pour de multiples raisons, il reste une ultime solution celle de l’imaginaire et des visions magiques chères aux indiens. Cette chanson est résolument mélodique et pour celles et ceux qui apprécient les belles harmonies, il y a là de belles couleurs musicales. Un clin d’oeil à la flute traversière et au saxo qui complètent de leur timbre les harmonies du clavier.

–  et enfin  » Boxeur  » ?

– Cette chanson c’est une pensée solidaire vers toutes celles et tous ceux qui ont choisi de se livrer au combat pour se sortir de situations difficiles, soit pour changer de vie, soit pour atteindre un objectif jugé vital ou ressenti comme tel. Ce combat n’est pas facile car il nécessite d’affronter des structures établies qui prennent souvent l’allure de barrières insurmontables, de se faire une place là où il n’y en a pas et aussi de se dépasser soi-même. Ces montagnes il faut les franchir et très souvent sans aides extérieures. On perd ses illusions de jeunesse, on prend des coups à l’intérieur de soi-même tel un boxeur qui lui les reçoit à même son corps. Pas de droit à l’erreur car le temps nous est compté et le public n’aime souvent que les vainqueurs. On fait alors de superbes découvertes sur soi-même, sur sa propre énergie et sur le pouvoir de la pensée positive. On apprend à se connaître soi-même tel un boxeur qui doit corriger ses faiblesses pour se donner les meilleures chances de gagner le combat. La musique de cette chanson doit son dynamisme aux interventions musclées des cuivres et à un ensemble basse-batterie efficace. Ce qu’il fallait pour gagner le match !

– Merci Steelcox et bonne chance à l’album « Voleur de femmes » ! 

Propos recueillis par Chantal Kastler pour Coxymusique

www.steelcox.com

Je visite la boutique


Steelcox, c’est quoi Rockabilly ?


 

 

 

 

 

Steelcox, c’est quoi Rockabilly ?
La première chanson de l’album « Vintage » s’intitule « Années 80 ». Les paroles de cette chanson se terminent par le mot Rockabilly, mais Rockabilly c’est quoi au juste ?

Le Rockabilly, qui peut s’écrire aussi Rock-A-Billy, c’est un peu les fondations du rock n’ Roll. Le Rockabilly est apparu au début des années 50. Le terme Rockabilly est une contraction de Rock et Hillbilly. C’est un style musical bien précis. Cette forme d’expression musicale est typiquement américaine puisque il s’agit d’une sorte de Rock n’ Roll blanc essentiellement sudiste, influencée par le Country and Western appelé Hillbilly d’une part, et d’autre part, par le Blues noir et le Rock n’ Roll nordiste. Mais c’est pas aussi compliqué que ça en a l’air ! o:)

Le Hillbilly désigne plus précisément la musique Folk devenue ensuite la Country Music. Son origine se situe dans la région montagneuse des Appalaches. Comme son nom l’indique, c’est la musique qui était jouée dans les campagnes américaines. On trouve des titres comme « Hillbilly Boogie » et « Freight Train Boogie » des Delmore Brothers en 1946,  « Blue Moon of Kentucki » de Bill Monroe, les titres « Move it Over », « Lovesick Blues », « Hey Good Looking » et « Jambalaya » de Hank Williams, etc. …

Le Rock lui provient d’une forme de Blues, de Rythm n’ Blues née dans la fin des années 40. Les titres qui illustrent bien ce genre de musique sont « Let the Good Times Roll » de Louis Jordan en 1946, « Good Rocking Tonight » de Roy Brown en 1948, « Rock and Roll Blues » d’Erline Harris en 1949, « Rock the Joint » de Jimmy Preston en 1949 également, « Rocket 88 » de Jacky Brenston en 1951. Ensuite viendront « Hound Dog » de Big Mama Thornton en 1953, « Shake Rattle and Roll » de Big Joe Turner en 1954. Ca ne nous rajeunit pas tout ça !

En fait, ce sont les rencontres fréquentes entre musiciens noirs et musiciens blancs qui donneront naissance au Rock n’ Roll comme on le connaît aujourd’hui. C’est surtout Elvis Presley avec le guitariste Scotty Moore qui marquera la reconnaissance mondiale du Rock n’Roll dès juillet 1954 avec sa reprise et son excellente interprétation du célèbre « That’s All Right Mama » d’Arthur Big Boy Crudup cette même année. Dans un contexte de forte ségrégation raciale, Elvis Presley symbolise le mieux cette mixité, ayant été révélé au public par Sam Philipps de la Sun Records, comme un chanteur blanc qui chante comme un noir ! Plus tard le Rock n’ Roll se modifiera pour donner naissance à la Pop et au Rock.

Je pense que même si les parents d’Elvis lui avait acheté la bicyclette dont il rêvait pour Noël au lieu de cette guitare offerte par manque de moyens, Elvis aurait tout de même rejoint la musique un jour où l’autre pour permettre à son immense talent de voir le jour. Il n’aurait pas pu nous priver de tout ça et, entre nous, je ne l’aurais pas vu coureur cycliste et vous non plus j’imagine ! 😮

Les caractéristiques d’un groupe de Rockabilly sont assez simples. Le groupe est composé généralement d’un chanteur, d’une guitare électrique, d’une batterie réduite à quelques éléments tels que la grosse caisse, la caisse claire et une cymbale et parfois même à la seule caisse claire. Il y a aussi  une contrebasse qui est jouée en slap bass et quelques fois en pizzicati. La guitare électrique remplace le violon et la pedal steel guitar attachés à la Country Music.

Les paroles des chansons reprennent les thèmes principaux de la culture populaire américaine comme les histoires sentimentales et sociales avec quelques clins d’œil à l’automobile. Il se dégage du Rockabilly, comme du Rock n’ Roll, cette folie sympathique qui gagne les teenagers. Rien de mieux que de partager cette musique entre copains le samedi soir devant la scène ou sur une piste de dance. Cet enthousiasme contagieux et cette insouciance de jeunesse méritent bien de conserver leurs places à jamais dans nos cœurs. Les vêtements adoptés pour marquer son appartenance à ce style de musique sont le fameux blouson de cuir noir, le costume des amateurs de jazz et de bebop des années 40 avec chemise à col ouvert, les boots pointues et aussi les jeans serrés. La coiffure des garçons c’est la fameuse « banane » qui a marqué cette époque. Les filles elles, elles portent des pantalons corsaires, des robes chiffon ou des chemisettes.

La forte popularité de ce style de musique a été malheureusement de courte durée. Elle décline dans les années 60 pour réapparaître au cours des années 70 et 80. Les adeptes se réclament de cette sous-culture qu’ils n’hésitent pas à mélanger à bien d’autres styles.

La naissance du Rockabilly coïncide avec celle du single vinyl qui a fait les plus belles années des splendides juke boxes. Le label qui a produit le plus d’artistes de Rockabilly est sans conteste l’excellente Sun Records de Monsieur Sam Philipps à Memphis Tennessee. Les premiers disques de Rockabilly sont ceux des artistes comme Elvis Presley, Johnny Cash, Carl Perkins, Buddy Holly, Gene Vincent, Roy Orbison, Warren Smith et Billy Lee Riley. D’autres labels comme Météor et King ont aussi enregistré des artistes de Rockabilly.

La chanson de Steelcox fait donc allusion, entre autres, au groupe des Stray Cats qui ont redonné un nouveau souffle au Rockabilly, revenu au goût du jour, dans les années 80.

(En hommage à mes amis Rockabilly lovers)

Steelcox

www.steelcox.com

Je visite la boutique


Interview de Steelcox par Phil sur Radio Musicos


Radio Musicos animée par Phil est une des radios qui agissent vraiment pour promouvoir les artistes et musiciens français.

Très touché par cette invitation, je vous livre cette interview.

Ce jour 5 octobre :
Une interview de Steelcox au micro de Phil pour Radio Musicos :
An interview of Steelcox By Phil from Radio Musicos : 

http://radiomusicos.owni.fr/files/2011/10/Steel-Cox.mp3

Avec un grand merci à Phil.

Steelcox

www.steelcox.com

Je visite la boutique


Steelcox – Vidéo de la chanson « Le temps n’efface pas tout »


 

Pour moi, le fait d’écrire des chansons est une activité très intéressante en soi. L’avantage principal est que si vous avez opté pour attribuer à chaque chanson un univers différent, à chaque composition vous partez à la recherche et à la découverte de choses nouvelles et enrichissantes qui vont contribuer à la fabrication d’une chanson et plus encore à celle d’un album.

La chanson « Le temps n’efface pas tout » m’a été inspirée il n’y a pas très longtemps par l’arrivée du printemps ! Et oui j’ai ressenti cette forte envie d’écrire cette musique tandis que les paroles s’imposaient à moi dans une ambiance de départ en vacances, en voiture et sur des motos et, plus précisément, dans l’enthousiasme d’une sortie entre copains pour se rendre à un concert Rock d’une de nos idoles. Quelque chose me disait que dans la vie il est nécessaire de bouger et de se faire des souvenirs pour mieux les revivre plus tard puisque … « Le temps n’efface pas tout » !

J’ai écrit cette musique dans un style Country « Train beat » au rythme soutenu pour représenter l’idée d’un déplacement sur une route comme s’il s’agissait de la route Sixty Six des Etats-Unis qui nous fait toujours rêver !

Dans cette vidéo on retrouve en photos des musiciens du groupe Ysée-A ainsi que d’autres musiciens qui m’ont entouré plus tard. On retrouve aussi des images des spectacles donnés sur mon parcours au cours de cette aventure musicale qui se poursuit et que je vis chaque jour avec grand plaisir …

 Vidéo : Le temps n’efface pas tout – Steelcox

A très bientôt !

Steelcox

www.steelcox.com

Je visite la boutique

 


Steelcox – Coxynewsletter de septembre 2011


Steelcox

 

Pour celles et ceux qui s’intéressent à l’actualité de Steelcox, voici le lien vers la CoxyNewsletter de septembre 2011.

La plupart des articles sont traduits en anglais à l’attention des fans anglophones :

http://www.steelcox.com/Coxynewsletter/septembre2011/index.html

Si vous souhaitez recevoir gratuitement la NEWSLETTER mensuelle de Steelcox appelée COXYNEWSLETTER, il vous suffit de :

CLIQUER ICI

If you want to receive monthly the CoxyNewsletter of Steelcox both in French and English, you can register here :

CLICK HERE

A très bientôt,

Steelcox

www.steelcox.com

Je visite la boutique
 


Le Blog de Steelcox


Steelcox
Bonjour,

Le blog favorisant une expression plus fluide et personnelle, c’est une autre façon pour moi de me rapprocher du public et des fans, ce que le site web ne permet pas aussi facilement.
Dans l’attente du plaisir d’échanger avec vous, je vous dis à bientôt !
Musicalement vôtre,

Steelcox

Coxymusique

 

Coxymusique

 

 

 

 

www.steelcox.com

Je visite la boutique